Nous perdons notre temps Ă batailler sur la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©. Nous perdons notre temps Ă suivre les tergiversations de l'exĂ©cutif sur l'Ă©tat d'urgence. Nous perdons notre temps Ă Ă©couter des donneurs de leçons qui affirment, avec certitude, que l'attentat aurait dĂ» ĂȘtre Ă©vitĂ©. Tout cela n'est pas Ă la hauteur des enjeux. Pour agir avec efficacitĂ©, l'urgence est, d'abord, de comprendre. En rĂ©alitĂ©, la menace Ă laquelle la France est confrontĂ©e est de deux natures. Face Ă une menace dĂ©centralisĂ©e, la riposte efficace ne peut ĂȘtre que dĂ©centralisĂ©e. ArrĂȘtons de faire le jeu des terroristes. Un dĂ©fi historique. C'est la situation, dramatique, dans laquelle nous place le terrorisme islamique. Une situation inconnue, oĂč notre pays joue ses valeurs, son avenir, son existence. On ne peut que dĂ©plorer, dans ces conditions, que certains responsables politiques soient davantage occupĂ©s Ă polĂ©miquer Ă leur profit qu'Ă comprendre cette menace, pour mieux la combattre. "Quand le sage montre la lune, l'imbĂ©cile regarde le doigt". De la mĂȘme maniĂšre, quand notre ennemi dĂ©veloppe une stratĂ©gie mĂ»rie consistant Ă nous Ă©puiser, Ă nous apeurer, Ă nous diviser, nous nous Ă©charpons dans de faux dĂ©bats. Nous perdons notre temps Ă batailler sur la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©. Nous perdons notre temps Ă suivre les tergiversations de l'exĂ©cutif sur l'Ă©tat d'urgence. Nous perdons notre temps Ă Ă©couter des donneurs de leçons qui affirment, avec certitude, que l'attentat aurait dĂ» ĂȘtre Ă©vitĂ©. Tout cela n'est pas Ă la hauteur des enjeux. Pour agir avec efficacitĂ©, l'urgence est, d'abord, de comprendre. En rĂ©alitĂ©, la menace Ă laquelle la France est confrontĂ©e est de deux natures. Nous faisons face, d'une part, Ă des actes meurtriers de plus en plus dĂ©centralisĂ©s, dont le mode opĂ©ratoire est malheureusement de plus en plus simple. Ils ne sont pas nĂ©cessairement commanditĂ©s, mais peuvent ĂȘtre opportunĂ©ment revendiquĂ©s au nom de la cause djihadiste. Nous faisons face, d'autre part, Ă l'hyper mĂ©diatisation de ces actes, qui contribue Ă terroriser la population et assure la promotion, ainsi que le recrutement, des organisations djihadistes. Nous ne devons jamais oublier que ce qui distingue le terroriste du meurtrier, c'est que ses victimes directes sont davantage un moyen qu'une fin, en vue de toucher l'opinion publique. PrĂ©venir ces actes de terreur, dĂ©centralisĂ©s, opportunistes et hyper mĂ©diatisĂ©s, est extrĂȘmement difficile. Si la fatalitĂ© n'est jamais acceptable, nous devons avoir la luciditĂ© de reconnaĂźtre que le risque zĂ©ro n'existe pas. Tous les pĂ©rimĂštres de sĂ©curitĂ©, tous les portiques, toutes les forces de l'ordre, n'empĂȘcheront jamais des individus radicalisĂ©s, de long terme ou d'hier, de commettre des actes barbares. PlutĂŽt que d'agir uniquement en aval, en Ă©puisant nos forces de l'ordre, ce qui est une stratĂ©gie revendiquĂ©e par les groupes djihadistes, nous devons aussi agir en amont, en dĂ©tectant les radicalisations. Cela passe avant tout par des services de renseignements efficaces disposant des moyens humain, matĂ©riels et financiers nĂ©cessaires. Au-delĂ , ce travail implique la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Par notre vigilance, nous devons tous participer Ă cette dĂ©tection. Face Ă une menace dĂ©centralisĂ©e, la riposte efficace ne peut ĂȘtre que dĂ©centralisĂ©e. La France doit, par exemple, s'inspirer de l'Espagne avec son dispositif permettant aux citoyens de signaler des comportements de radicalisation, via un site Internet, un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et une application mobile. Nous devons Ă©galement promouvoir les cours d'autodĂ©fense et de secourisme chez nos concitoyens. Les modĂšles organisĂ©s, dĂ©mocratiques et respectueux des libertĂ©s, de rĂ©ponse au terrorisme, existent. PlutĂŽt que de se rassurer avec l'Etat d'urgence, j'en appelle Ă l'urgence de l'Etat. L'urgence de l'Etat signifie une lutte intraitable contre les trafics dans les citĂ©s, l'expulsion de tous les prĂ©dicateurs de haine salafistes, la stricte application des peines prononcĂ©es, l'instauration d'une double peine pour les Ă©trangers qui commettent des actes violents ou malveillants. Ces mesures constituent la base d'un Etat fort face au terrorisme. Nous devons Ă©galement limiter le retentissement de ces actes. Ne soyons pas naĂŻfs, la communication est une part intĂ©grante de la stratĂ©gie de nos adversaires "La communication ne doit pas ĂȘtre nĂ©gligĂ©e maintenant que nous avons dĂ©cidĂ© de faire connaĂźtre clairement au peuple nos positions sur la charia. [...] Nos actions doivent ĂȘtre suivies d'une grande campagne mĂ©diatique pour obtenir que les tĂ©lĂ©s et tous les mĂ©dias se fassent l'Ă©cho de nos exigences. [...]", peut-on lire par exemple dans Gestion de la barbarie, un Ă©crit trĂšs populaire dans les milieux djihadistes. Il nous faut donc collectivement revoir la maniĂšre dont les actes terroristes sont couverts par les mĂ©dias. Le dĂ©lit d'apologie de terrorisme existe. Mais comment pouvons-nous empĂȘcher toute forme de promotion des terroristes, afin de ne pas les starifier, parachevant ainsi leur quĂȘte de martyr ? Et Ă©viter ainsi de faire naĂźtre de nouvelles vocations ? Sauf avis de recherche, on peut interdire de diffuser les noms et les photos des terroristes, et de s'Ă©pancher sur leur mode opĂ©ratoire. Le CSA doit ĂȘtre saisi de cette question. Il doit ĂȘtre en mesure de sanctionner ce sensationnalisme. Comme tous les Français, j'ai Ă©tĂ© profondĂ©ment choquĂ© par l'interview, en direct par France 2, d'un mari agenouillĂ© au pied du corps sans vie de sa femme, Ă Nice. Comment un tel degrĂ© d'inhumanitĂ© peut-il trouver sa place Ă la tĂ©lĂ©vision, et ne pas ĂȘtre sanctionnĂ© ? Enfin, nous devons nous garder de la stratĂ©gie du bouc Ă©missaire. Nos ennemis n'attendent que cela nous monter les uns contre les autres pour instaurer progressivement un climat de guerre civile. ArrĂȘtons de jouer le jeu des terroristes. L'ensemble du peuple français, quelles que soient ses origines ou ses croyances, doit se retrouver dans les valeurs fortes et respectueuses de la RĂ©publique. Il ne doit y avoir de place en France ni pour le communautarisme ni pour l'ostracisme. Sur une question de cette importance, les querelles politiciennes sont insupportables et indĂ©centes. Il est grand temps de relever la tĂȘte et d'ouvrir les yeux, avec luciditĂ©, clairvoyance et dĂ©termination. Il en va de notre avenir.
Boucémissaire, pourquoi et comment réagir ? 4:58 Mélanie Gomez 12h04, le 18 septembre 2014 Sabrina Philippe nous explique comment réagir si l'on est le bouc émissaire de quelqu'un. Cette chronique
1Il y aura un centiĂšme anniversaire de L'union EuropĂ©enne", a assurĂ© le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne Jean-Claude Juncker, lors des cĂ©lĂ©brations des 60 ans de la signature du traitĂ© de Rome, le 25 mars dernier. Une affirmation destinĂ©e sans doute Ă conjurer les inquiĂ©tudes sur la soliditĂ© de la construction europĂ©enne... La question de la pĂ©rennitĂ© de ce grand projet d'aprĂšs-guerre se pose avec plus de gravitĂ© que jamais tant l'Union est assaillie de menaces. 2Les pĂ©rils extĂ©rieurs s'accumulent. La Russie agressive de Poutine fait ressurgir une pression militaire aux frontiĂšres de l'Union. Mais Ă la diffĂ©rence de l'Ă©poque de la guerre froide, l'alliĂ© amĂ©ricain n'est pas au rendez-vous. Pour la premiĂšre fois, le PrĂ©sident des Etats-Unis est ouvertement hostile Ă la construction europĂ©enne. Ce mĂȘme PrĂ©sident est dĂ©cidĂ© Ă faire prĂ©valoir les intĂ©rĂȘts commerciaux de court terme de son pays, au risque de dĂ©clencher une escalade protectionniste. ParallĂšlement aux logiques de puissance dĂ©ployĂ©es par les grands Etats, l'Union doit aussi faire face Ă la menace diffuse du terrorisme islamique, et aux consĂ©quences du dĂ©litement des Etats syrien, irakien et libyen, auquel elle assiste impuissante. 3Pourtant, le plus grand danger vient de l'intĂ©rieur. Ironie du calendrier quelques jours avant la cĂ©lĂ©bration du soixantiĂšme anniversaire de l'acte inaugural de la construction europĂ©enne, le Parlement de Westminster donnait son feu vert Ă Theresa May pour entamer les nĂ©gociations du Brexit. L'Union, qui n'avait cessĂ© jusqu'Ă prĂ©sent de s'Ă©largir, va pour la premiĂšre fois s'amputer d'un membre. 4Ce prĂ©cĂ©dent enhardit tous ceux qui voient dans l'affranchissement du "joug de Bruxelles" la solution miracle. A commencer par le Front national en France, pour qui la sortie de l'euro ouvrirait au pays les portes de la rĂ©demption Ă©conomique. 5Marine Le Pen voudrait nous faire croire que le remplacement de l'euro par un franc dĂ©prĂ©ciĂ© conduirait Ă un sursaut productif. Rien n'est moins sĂ»r. Ce qui est certain, en revanche, c'est qu'il entraĂźnerait une forte baisse du pouvoir d'achat des mĂ©nages, une escalade des taux d'intĂ©rĂȘt et des difficultĂ©s financiĂšres inextricables pour nombre d'entreprises. Et quand elle promet l'abolition de la contrainte budgĂ©taire grĂące Ă la souverainetĂ© monĂ©taire retrouvĂ©e, elle oublie que la confiance dans la monnaie est un acquis prĂ©cieux et fragile. 6Mais qu'importe si la solution miracle est un miroir aux alouettes. Les voix de ceux qui mettent en garde contre les effets dĂ©lĂ©tĂšres d'une sortie, que ce soit de l'Union europĂ©enne ou de l'euro, ne portent pas. La parole des experts est devenue inaudible, car il faudrait pouvoir opposer aux populistes autre chose que leur propre copie annotĂ©e en rouge. Bouc Ă©missaire idĂ©al 7L'Europe est un bouc Ă©missaire idĂ©al, qui tend le bĂąton pour se faire battre. Car elle non plus ne tient pas ses promesses. La promesse de prospĂ©ritĂ© s'est fracassĂ©e sur la crise de la zone euro et la longue agonie Ă©conomique de la GrĂšce. Peu importe qui - des dĂ©cideurs europĂ©ens ayant admis la GrĂšce dans l'euro, des dirigeants grecs qui ont gaspillĂ© la manne europĂ©enne, ou de la "TroĂŻka" qui a gĂ©rĂ© la crise - est le plus coupable du dĂ©sastre. La responsabilitĂ© est certainement partagĂ©e, mais le rĂ©sultat - la crise la plus sĂ©vĂšre qu'ait jamais connue une Ă©conomie dĂ©veloppĂ©e - est dĂ©sastreux pour l'Europe. D'autant que d'autres pays de la zone euro souffrent depuis des annĂ©es d'une croissance anĂ©mique et d'un sous-emploi durable. 8L'Union n'est pas plus brillante quand il s'agit de dĂ©fendre ses valeurs. Les grands principes d'accueil, d'humanitĂ©, de respect des droits humains ont sombrĂ© en MĂ©diterranĂ©e, avec les migrants morts en mer, ou ont Ă©tĂ© oubliĂ©s dans des camps aux portes de l'Europe. Les valeurs d'unitĂ© sont mises Ă mal chaque jour par les divisions entre pays qui condamnent l'Union Ă l'impuissance. Or si l'UE n'apporte pas la preuve qu'elle peut tenir ses promesses de prospĂ©ritĂ© et qu'elle sait dĂ©fendre ses valeurs humanistes, elle disparaĂźtra. DĂ»t-elle cĂ©der la place Ă un chaos bien pire. Le pire des rĂ©gimes... 9Mais soyons justes ce n'est pas l'Union elle-mĂȘme qu'il faut incriminer, car elle n'est pas un sujet politique. Ce sont les Etats membres qui en tiennent les rĂȘnes. La crise a encore accentuĂ© le glissement du pouvoir des institutions incarnant l'intĂ©rĂȘt communautaire la Commission et le Parlement europĂ©ens vers les enceintes intergouvernementales le Conseil. 10C'est Ă nos dirigeants qu'incombe la responsabilitĂ© de convaincre les peuples que leur avenir passe par l'unitĂ©. En particulier aux dirigeants français et allemands dont l'accord demeure le prĂ©alable Ă toute avancĂ©e substantielle en Europe. EspĂ©rons que les Ă©lections, le mois prochain en France, cet automne en Allemagne, feront sortir des urnes des responsables politiques conscients de la gravitĂ© du moment, armĂ©s d'une vision claire et prĂȘts Ă un dialogue de fond. 11La voie qu'ils prendront n'est pas tracĂ©e. Elle sera faite de compromis. Le futur dĂ©sirable est loin de faire l'unanimitĂ© entre les Vingt-Sept, ce qui imposera sans doute d'avancer en groupes plus restreints, peut-ĂȘtre variables selon les sujets. Il n'y aura pas de grand soir europĂ©en, mais l'immobilisme n'est plus une option. L'Union doit se donner les moyens d'agir dans un contexte difficile et changeant, malgrĂ© les divergences multiples entre les intĂ©rĂȘts des Etats qui la composent. Il lui faut pour cela une capacitĂ© de dĂ©cision collective et des ressources pour remplir ses objectifs. Ces pouvoirs, pour ĂȘtre acceptĂ©s par les citoyens, doivent ĂȘtre soumis au contrĂŽle dĂ©mocratique. La dĂ©mocratie dont Churchill disait qu'elle est "le pire des rĂ©gimes, Ă l'exception de tous les autres". Une maxime que l'Union ne renierait pas...
Cesaccusations rĂ©activent, avec une efficacitĂ© dĂ©solante mais prĂ©visible, la logique immĂ©moriale du bouc Ă©missaire. Câest bien de violence quâil sâagit dans cette affaire, toute civilisĂ©e quâelle paraisse. « Enfin un peu de sang sur les murs », sâenthousiasme un « tĂ©nor » macroniste dans Le Point, aprĂšs les dĂ©clarations
Ăa, on mâavait pas dit ? ⊠que jâaurais des questions professionnelles dures Ă gĂ©rer » Aline, 40 ans, chef de rayon. ?Dire que lâon est ambitieuse, câest jouer un jeu dangereux. Mon expĂ©rience au sein du grand magasin oĂč je travaille depuis deux ans me le prouve au quotidien. Aux yeux de beaucoup de mes collĂšgues, jâapparais comme une rivale. Du cĂŽtĂ© de mon chef, ce nâest pas mieux? un jour que je mâenthousiasmais et lui disais que jâaimerais avoir plus de responsabilitĂ©s, il mâa rĂ©torquĂ© de veiller Ă ne pas me montrer trop prĂ©tentieuse. Il nâest pourtant pas question de prendre du grade Ă ses dĂ©pens ou de lui piquer sa place, jâaimerais juste pouvoir engager tout mon potentiel. Me voilĂ dĂ©sormais contrainte de le flatter pour le rassurer. DâoĂč la mĂ©fiance des autres, qui me prennent pour une arriviste.?» Conseils pour bien sây prendre? ?La question dâAline souligne une problĂ©matique trĂšs française. Contrairement aux pays anglo-saxons oĂč il est valorisĂ©, le terme âambitionâ a, chez nous, une connotation nĂ©gative. Il est presque apparentĂ© Ă un gros mot⊠La faute Ă notre culture judĂ©o-chrĂ©tienne qui culpabilise ceux qui souhaitent ârĂ©ussirâ, et valorise les plus humbles. Quiconque affiche sa volontĂ© de grimper les Ă©chelons se place en position de non-convergence avec son groupe social. DâoĂč lâeffet bouc Ă©missaire? puisque, aux yeux de tous, Aline porte le pĂ©chĂ© de vanitĂ©, les autres ont tendance Ă lui en attribuer dâautres cupiditĂ©, paresse, orgueilâŠ. Heureusement, elle nâest pas obligĂ©e dâoublier ses prĂ©tentions. Mais il lui faut manĆuvrer avec subtilitĂ©. LâidĂ©e, câest de ne plus ĂȘtre perçue comme la femme Ă abattre. La bonne attitude consiste Ă faire preuve de distance et de discrĂ©tion pour retrouver un peu de clandestinitĂ©. Moins sâinvestir Ă©motionnellement dans son travail et cesser de pĂ©rorer quâelle en veut davantage devrait la mettre Ă lâabri de lâopprobre. Et faire preuve dâintelligence relationnelle? refuser dâentrer dans les querelles de clans, donner des signes de solidaritĂ© Ă ses pairs, sâintĂ©resser Ă leurs ambitions les rassurera en leur prouvant quâelle ne cherche pas Ă leur nuire. Quant Ă son supĂ©rieur hiĂ©rarchique, un peu moins de naĂŻvetĂ© sâimpose. Lâentreprise est un monde de rivalitĂ©s, puisque lâascension dâAline dĂ©pend de son chef, autant le tranquilliser en Ă©tablissant une relation de confiance. Continuer Ă bien faire son travail et mettre les autres en valeur devrait lui permettre dâĂŽter peu Ă peu son Ă©tiquette dâarriviste. Attendre son entretien dâĂ©valuation pour Ă©voquer ses motivations prouvera aussi quâelle est patiente et volontaire.?» Poursuivre la lecture du dossier Job 3 solutions pour mieux gĂ©rer son quotidien » Comment trouver sa place au travail ? Comment gĂ©rer son boss ? Par StĂ©phanie Torre.
MikaticonsidĂšre ĂȘtre traitĂ© en bouc Ă©missaire. Pour apaiser la population, il faudra des rĂ©formes fiscales et des Ă©lections lĂ©gislatives anticipĂ©es dâici Ă juin 2020, estime lâancien
Les troubles de la personnalitĂ© narcissique sont relativement complexes, ils possĂšdent de nombreux signes parfois difficiles Ă percevoir. Ces signes affectent la maniĂšre dont une personne narcissique interagit avec les autres. Ils ont souvent le besoin de confier des rĂŽles aux personnes qui les entourent afin de rĂ©pondre Ă des besoins Ă©goĂŻstes. Lâun de ces rĂŽles est celui du bouc Ă©missaire. Le bouc Ă©missaire, victime du narcissique, est une personne quâil peut tenir responsable de ses agissements. Elle est gĂ©nĂ©ralement facile Ă blĂąmer, et Ă dĂ©signer. MĂȘme si cette personne nâest responsable de rien et innocente de ses accusations, elle devient un moyen facile pour le narcissique de justifier ses agissements. Selon des Ă©tudes, cette dynamique entre narcissique et bouc Ă©missaire la plus courante est au sein de la famille, avec ses enfants. Dans cette situation, lâenfant est souvent dĂ©signĂ© comme la victime et supporte le poids de tous les problĂšmes familiaux. Lâenfant nâest pas la seule victime potentielle, elle peut aussi ĂȘtre tout autre personne vulnĂ©rable. Peu importe qui soit la victime, elle se retrouve dans une situation oĂč il nâest absolument plus possible de faire confiance aux autres, oĂč lâestime de soi nâexiste plus et oĂč le sentiment de honte est prĂ©dominant. MĂȘme en dehors de sa famille, le narcissique possĂšde une finesse lui permettant de dĂ©tecter assez facilement les victimes potentielles, afin de ne jamais manquer de ses boucs Ă©missaires. Pourquoi font-ils cela ? Ătes-vous Ă risque ? La psychologie explique pourquoi les personnalitĂ©s narcissiques ont de tels besoins et de quel type de personne ils abusent. 1. Notion de rĂ©gulation ils utilisent des boucs Ă©missaires comme rĂ©gulation par projection Les boucs Ă©missaires permettent aux narcissiques de se rĂ©guler, en effet, une Ă©tude suggĂšre que les narcissiques ont une faible estime de soi voire un dĂ©goĂ»t de leur propre personne, ils sont insatisfaits dâeux-mĂȘme. Câest pour cela quâils mettent en place des stratĂ©gies, dans le but de pallier Ă leurs Ă©motions nĂ©gatives quâils nâont pas appris Ă gĂ©rer victimes sont un moyen pour eux de gĂ©rer leurs Ă©motions, puisquâils ne sont pas capables de dĂ©velopper une bonne conscience. Notons quâil nâest souvent pas possible pour eux de bĂ©nĂ©ficier dâune thĂ©rapie ni de relations saines puisquâils sont gĂ©nĂ©ralement incapables de se remettre en question ou de demander de lâaide. RĂ©primer leurs Ă©motions les rend plus forts, des Ă©tudes le confirme. Sans rĂ©gulation, les sentiments dâun narcissique deviennent de plus en plus fort. Le fait que la plupart de ces sentiments concernent leurs propres dĂ©goĂ»ts de soi ne fait quâempirer leurs Ă©motions. Il est fondamental pour tous de pouvoir Ă©vacuer nos Ă©motions, quâelles soient positives ou nĂ©gatives⊠nous ne pouvons pas tout garder en nous. De nombreuses Ă©tudes le confirment. Sans rĂ©gulation, les sentiments dâun narcissique deviennent de plus en plus forts. Le fait que beaucoup de ces Ă©motions concernent leur propre dĂ©goĂ»t de soi ne fait quâempirer les choses. Voici quelques exemples de cette projection Un narcissique inquiet de son apparence, sâattaque Ă sa victime pour son apparence Ă elle. Cet abus peut concerner le fait de tout remettre en question, que ce soit leurs sens de la mode, leurs conditions physiques ou leurs particularitĂ©s physiques. Une personne narcissique Ă©tant consciente de ses tendances manipulatrices, et en ressentant de la honte, projette sur sa victime ses maniĂšres de penser et sa toxicitĂ©. Ils ont pour objectif dâinverser les rĂŽles, pour que dâun point de vue extĂ©rieur, ils soient perçus comme la victime. Un narcissique estimant ne pas avoir abouti suffisamment de projets attaquera son bouc Ă©missaire sur ses rĂ©alisations. Par exemple, il pourrait le dĂ©courager en critiquant ses compĂ©tences ou minimiser ses rĂ©ussites. Quoi que la victime puisse faire, celle-ci sera critiquĂ©e par son bourreau. En clair, ce sont des personnes qui passent leur temps Ă crĂ©er une fausse version dâeux-mĂȘmes, leur permettant de cacher leurs failles et insĂ©curitĂ©s, leur vraie personnalitĂ© Ă©tant projetĂ©e sur leurs proies. 2. Les narcissiques utilisent des boucs Ă©missaires pour Ă©viter dâĂȘtre dĂ©masquĂ©s La raison la plus courante de dĂ©signer un bouc Ă©missaire est de vouloir transfĂ©rer sa culpabilitĂ© et ses responsabilitĂ©s. Les narcissiques sont des personnes se souciant Ă©normĂ©ment de lâimage quâelles renvoient, câest pour cela quâil est important pour eux de prendre du temps afin de façonner cette derniĂšre dans les moindres dĂ©tails. Cela implique quâils doivent montrer dâeux une version sans dĂ©faut. En gĂ©nĂ©ral, nous pensons que les narcissiques sont des ĂȘtres machiavĂ©liques, sans coeurs et manipulant tout autour dâeux⊠mais nâoublions pas que ce sont avant tout des ĂȘtre humains soumis aux erreurs, et quâils ont besoin dâutiliser ces stratagĂšmes pour se sentir bien. Ce besoin explique deux mĂ©canismes du narcissisme le dĂ©ni et la rationalisation. Ce sont des mĂ©canismes de dĂ©fense permettant au narcissique de maintenir un Ă©tat mental acceptable et dâĂȘtre une bonne personne aux yeux des autres. Voici comment un narcissique utilise gĂ©nĂ©ralement le dĂ©ni auprĂšs de ses victimes Toutes les images / Pixabay Gaslighter ou le gaslighting , câest-Ă -dire manipuler le bouc Ă©missaire, afin quâil accepte une fausse version de la rĂ©alitĂ© dans laquelle ce dernier est responsable du comportement du pas prendre en compte les Ă©motions et pensĂ©es de la victime, afin dâinvalider constamment ses lâattention des autres afin quâils ne sâaperçoivent pas de ses intentionsRester dans le dĂ©ni de ses ressentis, afin de continuer la comment il utilise la rationalisation En justifiant son comportement, Ă la fois auprĂšs du bouc Ă©missaire mais Ă©galement auprĂšs des personnes qui lâentourentEn normalisant ses comportements auprĂšs de la victime, de maniĂšre Ă ce quâelles pensent ĂȘtre le problĂšme de la relationEn sâassurant que tout le monde pense que le bouc Ă©missaire a tortEn restant silencieux avec la victime, afin quâelles remettent en question ses actions et Ă©motions Ce nâest pas les seules stratĂ©gies quâils utilisent. Ils ont besoin de leurs victimes, entre autres, pour sâassurer que les mensonges soient convaincants. Ces abus justifient que la victime soit souvent traumatisĂ©e de tout ce quâelle a endurĂ©. Maintenant que nous en savons davantage sur les tyrans de cette situation, vous vous demandez sĂ»rement Quelles sont les caractĂ©ristiques des victimes ? Tout le monde nâest pas le candidat idĂ©al pour devenir le souffre-douleur du narcissique, il a besoin dâĂ©lĂ©ments prĂ©cis afin dâĂ©viter des retournements de situation dans lesquels ils nâauraient plus le contrĂŽle. Ils ont besoin dâindividus pouvant ĂȘtre manipulĂ©s autant quâils le dĂ©sirent. Ceux qui ont une faible estime dâeux-mĂȘmes Il est plus facile de manipuler une personne vulnĂ©rable, ils choisissent donc des individus plus sujets Ă la dĂ©pendance affective. Ensuite, ils donneront Ă leurs victimes juste assez dâapprobation pour les garder prĂšs dâeux, mais en les critiquant suffisamment pour se sentir meilleur quâeux. Les altruistes Ce sont des individus qui ont une sensibilitĂ© pour les autres, qui dĂ©sirent prendre soin de ceux qui les entourent. Les narcissiques peuvent les manipuler en faisant mine dâĂȘtre blessĂ©s, pour que cette personne prenne soin dâeux. Les rebelles Il est plus simple pour un narcissique de manipuler un fauteur de troubles. En effet, il nâaura pas Ă salir son image davantage quâelle ne lâest dĂ©jĂ . Les solutionnistes Ce sont des individus toujours Ă la recherche de solution pour rĂ©soudre des problĂšmes. Ce sont des personnes sujettes Ă sâattribuer les erreurs des autres pour les rĂ©gler. Ce sont donc des bonnes victimes pour le narcissique car elles prendront sur elles pour rĂ©gler les problĂšmes du narcissique. Les individus Ă qui le narcissique aimerait ressembler Si le narcissique arrive Ă mettre sous son emprise une personne Ă qui il voudrait ressembler, cela ne pourra quâaugmenter son Ă©go. Sâil arrive Ă maĂźtriser une personne quâil idolĂątre, il aura tout gagnĂ©. Notons quâil y a beaucoup de facteurs Ă prendre en compte pour qualifier une personnalitĂ© de narcissique, il est Ă©galement important dâen diffĂ©rencier les manipulateurs ou les personnes toxiques. Câest pour cela que demander de lâaide auprĂšs dâun professionnel est le meilleur conseil Ă appliquer. Il pourra vous aiguiller et donner les bonnes rĂ©ponses Ă vos questions.
Lebouc Ă©missaire permet au groupe de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier et de se sentir plus fort. Lâexpression « bouc Ă©missaire » est apparue Ă la fin du XVIIe siĂšcle. Elle a Ă©tĂ© notamment utilisĂ©e par Georges Clemenceau Ă propos de lâaffaire Dreyfus : « Tel est le rĂŽle historique de lâaffaire Dreyfus. Sur ce bouc Ă©missaire du judaĂŻsme, tous les
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LemĂ©canisme dit du « bouc Ă©missaire » , gĂ©nĂ©ralisĂ© dans les origines de toutes les sociĂ©tĂ©s connues, est encore Ă lâĆuvre de nos jours, sous des formes plus dissimulĂ©es et
Cela a commencĂ© par la publication dâun dossier par un quotidien Ă partir du sĂ©jour dâune journaliste dans un hĂŽtel tout inclus dans le Sud, frĂ©quentĂ© par des QuĂ©bĂ©cois dont plusieurs ne semblaient pas respecter les consignes de la SantĂ© publique. Christian Dufour Politicologue et auteur On a dĂ©couvert ensuite que plusieurs dĂ©putĂ©s et ministres Ă©taient allĂ©s Ă lâĂ©tranger, les chefs de parti Ă©tant le plus souvent au courant. Lapidons-les ! Mais le comble, câest quand on a appris que certains Canadiens devant faire une quarantaine au retour dâun sĂ©jour dans le Sud seraient admissibles Ă une prestation fĂ©dĂ©rale de 500 $ par semaine, pendant que de valeureux travailleurs de la santĂ© sâĂ©puisent Ă sauver des vies dans les hĂŽpitaux sans pouvoir prendre de vacances. Il nâen fallait pas plus pour que la frustration, la colĂšre, la rage Ă©clate Ă lâĂ©gard de ces Ă©goĂŻstes irresponsables mettant en danger la vie de leurs concitoyens », le gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă©tant sommĂ© par le premier ministre François Legault de fermer immĂ©diatement les frontiĂšres. La prochaine Ă©tape devrait ĂȘtre la lapidation publique des touristatas Ă leur retour Ă Dorval, faute de pouvoir les faire souffrir au maximum en les enfermant Ă double tour dans des complexes hĂŽteliers de type corĂ©en. Ă moins, Ă©videmment, quâil ne reste encore des places Ă GuantĂĄnamo⊠Câest vieux comme le monde ! Ă chaque pĂ©riode de grands malheurs de lâhumanitĂ©, quand la peur, lâangoisse et lâimpuissance deviennent trop fortes, Ă©mergent des boucs Ă©missaires sur lesquels on peut se dĂ©fouler, comme les Juifs et les sorciĂšres lors de la peste noire au Moyen Ăge. Au sein dâune population de plus en plus craintive et malheureuse, on est confrontĂ© Ă ce phĂ©nomĂšne qui pourrait bien prendre de lâampleur alors quâon sâattend aujourdâhui Ă lâannonce de mesures encore plus dures. PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL LâaĂ©roport Jean-Lesage, Ă QuĂ©bec DĂ©mocratie libĂ©rale Est-il permis dans ce contexte de rappeler certaines rĂ©alitĂ©s inhĂ©rentes, entre autres, Ă une dĂ©mocratie libĂ©rale ? Comme le fait que les citoyens ont le droit constitutionnel de quitter le Canada, quâils ne sont pas en prison dans leur pays, nâen dĂ©plaise au nouvel Ă©vangile sanitaire en vigueur, dans un contexte de radicalisation de plus en plus Ă©vident et inquiĂ©tant en ce domaine. Comme le fait que la situation actuelle, aussi grave soit-elle, nâa pas grand-chose Ă voir avec le printemps dernier oĂč la COVID-19 est arrivĂ©e de lâĂ©tranger alors que les gestes barriĂšres nâĂ©taient encore pratiquĂ©s nulle part, un article venant de rappeler dans lâĂ©dition du 22 dĂ©cembre de Nature que la fermeture des frontiĂšres nâa plus la mĂȘme efficacitĂ© aujourdâhui. Comme le fait que rien ne prouve que les QuĂ©bĂ©cois en vacances Ă lâĂ©tranger soient responsables pour une part significative de lâaugmentation des cas de COVID-19, ni quâils se comportent tous en irresponsables se fichant de la quarantaine Ă lâarrivĂ©e. Tous les voyageurs, mĂȘme ceux qui vont dans des endroits superprotĂ©gĂ©s, portent le masque, ne rencontrent personne et respectent les distances, sont pourtant assimilĂ©s Ă des criminels sans Ă©thique Ă dĂ©noncer. Rappelons enfin que lâadmissibilitĂ© de certains de ces voyageurs Ă une prestation fĂ©dĂ©rale rĂ©sulte de ce que le gouvernement Trudeau a dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi dans cette crise, sous les applaudissements unanimes, de dĂ©penser plus que moins. Qui doute que cette brĂšche sera corrigĂ©e, sans oublier quâune quarantaine vĂ©rifiĂ©e constitue un moyen efficace de contrer le virus ? Mairesse de MontrĂ©al Il est facile pour le gouvernement quĂ©bĂ©cois de jouer le vertueux en appuyant la fermeture des frontiĂšres rĂ©clamĂ©e par une population apeurĂ©e, quand il nâaura pas Ă lâimposer ni Ă en supporter les consĂ©quences. Comme ces compagnies aĂ©riennes au bord de la faillite, Ă qui on a permis Ă nouveau de voler et Ă qui on veut enlever maintenant les clients. Au fond, mĂȘme si les QuĂ©bĂ©cois qui vont sous dâautres cieux respectent toutes les rĂšgles, on sâen fiche. Car ce nâest pas le risque quâils reprĂ©sentent qui dĂ©range, câest plutĂŽt la parcelle de bonheur quâils ont osĂ© sâoffrir. Pour les puritains de la souffrance solidaire, on nâa pas le droit dâĂȘtre heureux quand nos vieux souffrent, quand câest lâangoisse dans les hĂŽpitaux et quâon interdit les rencontres de famille durant les FĂȘtes. La peur peut amener Ă faire des choses indignes. Câest ainsi que la mairesse de MontrĂ©al, ValĂ©rie Plante, forte du prestige de sa fonction, a incitĂ© les MontrĂ©alais Ă dĂ©noncer la veille de NoĂ«l leurs voisins qui ne respecteraient pas les consignes de la SantĂ© publique, faisant craindre lâarrivĂ©e de la police Ă ces citoyens qui nâont pas suivi Ă la lettre les consignes ce soir-lĂ , sans ĂȘtre des irresponsables ni des criminels pour autant. Je vous avoue quâen ce qui me concerne, jâai plus de respect pour ceux de mes concitoyens qui se sont offert un voyage au soleil en respectant les rĂšgles que pour une mairesse de MontrĂ©al qui souhaite que lâon se dĂ©nonce entre voisins le soir de NoĂ«l.
Mettreun adjectif au neutre avec un nom masculin, c'est comme dire : "Cette fille est beau" (adjectif masculin avec un nom masculin). [Edit] : je ne disais pas prĂ©cisĂ©ment que la masse est un peu concon et qu'elle trouve des boucs Ă©missaires. La masse fait ce de son mieux, et elle suivrait peut-ĂȘtre de bons dirigeants s'il y en avait.
Politique Yohann Rimokh, avocat de Renaud Camus, regrette que le concept de Grand Remplacement, largement dĂ©mocratisĂ© par l'auteur, soit trop souvent dĂ©tournĂ© de son propos originel, comme ce fut encore le cas lundi soir dans la bouche de MarlĂšne Schiappa, la secrĂ©taire d'Ătat Ă l'ĂgalitĂ© femmes-hommes, face Ă Ăric Zemmour sur le plateau de CNews. PubliĂ© le 13 fĂ©vrier 2020 Ă 6h49 Renaud Camus. Portrait © PASCAL GUYOT/AFP Un avocat nâa pas normalement Ă plaider dans la presse ; les prĂ©toires sont faits pour de telles choses. Mais parfois, câen est trop. Lundi soir, Mme MarlĂšne Schiappa faisait face Ă Eric Zemmour sur le plateau de Mme Christine Kelly. La ministre y dĂ©clara que Renaud Camus avait inspirĂ© lâauteur de lâattentat de Christchurch, puisquâon avait selon elle retrouvĂ© sur » le terroriste un manuel » portant le titre de The Great Replacement comme sâil sâagissait du livre de Renaud Camus et comme si ce terroriste avait voulu rendre un morbide hommage Ă ce dernier. Comment peut-on profĂ©rer de telles choses quand on est ministre ? Comment peut-on sĂ©rieusement confondre le manifeste dâune dizaine de pages rudimentaires et abjectes dâun terroriste et le livre de Renaud Camus, Ă©pais de plusieurs centaines de pages, toutes entiĂšres basĂ©es sur lâamour de ce pays, lâinnocence, la non-nuisance et la non-violence ? Oh, rien de plus simple, il suffit de vivre dans la France du XXIe siĂšcle ; sa scĂšne politique et mĂ©diatique est une mĂ©nagerie en pleine dĂ©mence. Pour Karim tout, pour Renaud rien ; telle pourrait ĂȘtre la leçon selon Mme Schiappa. Mais ce nâest pas tout. Mme Schiappa est Ă©galement chargĂ©e de la lutte contre les discriminations. Elle se bat par exemple pour que les hommes portant le prĂ©nom de Karim » ne soient plus victimes de discrimination Ă lâembauche ». Elle jette cependant en pĂąture le nom de Renaud Camus en le faisant passer pour lâinspirateur dâattentats qui le rĂ©pugnent, et en faisant croire quâĂ Christchurch, les autoritĂ©s retrouvĂšrent un livre de ce dernier⊠Pour Karim tout, pour Renaud rien ; telle pourrait ĂȘtre la leçon selon Mme Schiappa. A-t-on idĂ©e du nombre de menaces de mort qui vont faire le cercle autour de Renaud Camus du seul fait de la dĂ©claration de Mme la ministre ? Câest irresponsable. Lâautre fois, câest le procureur qui, sur dĂ©lation de la Licra et de SOS Racisme, intenta un procĂšs Ă Renaud Camus devant le tribunal correctionnel dâAuch. Nous eĂ»mes alors tout le loisir dâĂ©couter le prĂ©fet Potier, patron de la DILCRAH DĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle de lutte contre le racisme, lâantisĂ©mitisme et la haine anti-LGBT », en son tĂ©moignage Ă la barre. Lui nous expliqua que le Grand Remplacement Ă©tait une thĂ©orie complotiste ». Sâil y a bien une chose que les lecteurs de Renaud Camus savent, câest que le Grand Remplacement est tout sauf une thĂ©orie » Renaud Camus fait de cette prĂ©cision un tweet mensuel, sinon bimensuel ; et quâil nây a rien de complotiste ». Le Grand Remplacement est un nom ; câest le nom dâun phĂ©nomĂšne Ă©norme, ou pour le dire comme Eric Zemmour, celui dâun processus. Dire quâil sâagit dâune thĂ©orie complotiste », câest avouer quâon ne lâa pas lu ce qui peut ĂȘtre gĂȘnant pour ceux qui se proclament experts. Il est possible cependant que le prĂ©fet nâait pas ces derniers temps lâĆil dâun feu extraordinaire Sâil y a bien une chose que les lecteurs de Renaud Camus savent, câest que le Grand Remplacement est tout sauf une thĂ©orie » et quâil nây a rien de complotiste » Dâailleurs Ă propos dâyeux, il nây a en effet quâune seule catĂ©gorie de la population qui soit en mesure de comprendre ce quâest le Grand Remplacement il sâagit de ceux qui ont des yeux pour voir et qui parfois sortent du mĂ©tro Ă la Gare du Nord, Ă ChĂątelet-les-Halles, Ă Strasbourg-Saint-Denis, Ă Saint-Denis ; ou qui passent par Roubaix, ou bien par certains quartiers de Lyon, de Marseille, de Toulouse, de Brest, de NĂźmes ou dâailleurs. Il est vrai quâil y a, dans le Grand Remplacement, lâidĂ©e dâune immigration devenue invasion. Câest un point de vue. Un jour, le Pape François lui-mĂȘme dĂ©clara Ă ce sujet On peut parler aujourdâhui dâinvasion arabe. Câest un fait social. » La Vie du 2 mars 2016. HervĂ© le Bras, que Mme Schiappa cita avec la vĂ©nĂ©ration dâun Inca devant lâune de ses statuettes, a lui mĂȘme affirmĂ© rĂ©cemment Ă la radio ce me semble, quelque byzantinerie de cet acabit Il y a effectivement un Grand Remplacement mais ce nâest pas celui dâune population par une autre ; câest celui dâune population qui Ă©tait assez largement dâorigine française sur plusieurs gĂ©nĂ©rations par une population qui est Ă la fois dâorigine française et dâorigine dâautres pays par suite des vagues dâimmigration » France culture, le 6 novembre 2019. Bien entendu, que le prĂ©fet Potier & la ministre Schiappa aient des idĂ©es politiques Ă faire valoir est une chose ; quâils en viennent Ă mentir et Ă jeter en pĂąture le nom du premier de nos Ă©crivains en est une autre. La premiĂšre est un dĂ©bat ; lâautre est une diffamation doublĂ©e dâune irresponsable mise en danger de la vie dâautrui.
8Archambault, J-C et Mormont, C. (1998). Déviances, délits et crimes, Paris : Masson. 9 Oughourlian, JM. (2007). GenÚse du désir, Paris : Carnets Nord.; 10 Laing, R.D. (1972). La Politique de la famille, Paris : Stock.; 11 Gaillard, B. (2017). Un bouc émissaire dans votre service ou votre famille, comment agir ? Mont-Sai ; 3 David ayant pu étonnamment
Comment gĂ©rer un salariĂ© insupportable ?Aucun responsable n'y Ă©chappe... La gestion des personnalitĂ©s difficiles fait sĂ»rement partie de votre quotidien. De la mĂ©thode douce Ă la tolĂ©rance zĂ©ro, dĂ©couvrez comment composer avec les fortes tĂȘtes et autres paranoĂŻaques. GonflĂ©, le Martin ! Non seulement personne ne peut l'approcher sans recevoir une volĂ©e de bois vert, mais, de plus, il refuse de partager son savoir-faire avec ses collĂšgues fraĂźchement recrutĂ©s. Un cas d'Ă©cole ? Pas le moins du monde. Le personnage en question sĂ©vit depuis des lustres chez le fromager Lactalis, en tant que responsable logistique. Et quelle entreprise n'a pas au moins un Martin dans ses murs, sobrement appelĂ© une personnalitĂ© difficile ? PĂ©nible, trĂšs pĂ©nible. D'autant que, au-delĂ des grincheux en tout genre, vous venez peut-ĂȘtre de recruter un obsessionnel, une histrionique, quelques narcissiques et pourquoi pas un ou deux schizoĂŻdes. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1⏠sans engagement Le psychiatre François Lelord estime qu'"environ 10 % de la population adulte peut ĂȘtre diagnostiquĂ©e comme personnalitĂ© difficile". Il serait donc miraculeux que votre entreprise soit Ă©pargnĂ©e. Comment rĂ©agir ? En adoptant l'une des trois ripostes ci-dessous. Riposte n°1 le clashQuand c'est inĂ©vitableLa plupart des employeurs admettent sans dĂ©tours prĂ©fĂ©rer le clash Ă d'interminables discussions. "Cela nous arrive rarement, mais, si le collaborateur se rĂ©vĂšle ingĂ©rable, on s'en sĂ©pare", reconnaĂźt GĂ©rard Viquel, le PDG de la sociĂ©tĂ© Ă©ponyme, fabricant d'articles scolaires. MĂȘme rĂ©action de la part de Jean-Luc Synave, Ă la tĂȘte de la web agency "A titre personnel, les fortes tĂȘtes ne me dĂ©rangent pas plus que ça. Mais je me refuse Ă imposer la mauvaise humeur de quelqu'un aux autres salariĂ©s. J'ai ce cas trĂšs prĂ©cis en ce moment et je peux vous dire que la personne en question doit s'attendre Ă vivre des moments trĂšs difficiles. Et cela va de toute façon ĂȘtre vite rĂ©glĂ©..." Une nette majoritĂ© de patrons raisonne ainsi, en fait. Du dirigeant du Groupe Duarte, estimant que son entreprise n'est pas un dĂ©fouloir, Ă Dominique Lasserre, qui se souvient avoir bataillĂ© des mois durant pour pousser Ă la dĂ©mission un acheteur particuliĂšrement irascible. Voila, en effet, de quelle maniĂšre, souvent, les problĂšmes se rĂ©solvent. A moins d'envisager l'autre porte de sortie, certes Ă©troite, qu'est le licenciement. Subjective par nature, l'incompatibilitĂ© d'humeur ne peut suffire pour remercier un collaborateur. Le 7 juillet 1998, la Cour de cassation a toutefois admis que l'incompatibilitĂ© des relations humaines et professionnelles entre un employĂ© et son supĂ©rieur hiĂ©rarchique, entraĂźnant la dĂ©gradation du travail de l'ensemble de son service, justifiait le licenciement de l'intĂ©ressĂ©. De mĂȘme, une employĂ©e qui contestait systĂ©matiquement les ordres de la direction et entretenait une incompatibilitĂ© d'humeur avec ses collĂšgues a pu ĂȘtre licenciĂ©e sous prĂ©texte qu'elle rendait impossible un accord sur les horaires de travail hebdomadaires Cour de cassation du 12 juillet 2000. L'"emmerdeur" n'a-t-il que des mauvais cĂŽtĂ©s ? Il est des cas oĂč les dirigeants y regardent Ă deux fois avant d'opter pour la rupture ceux oĂč la personnalitĂ© difficile se double d'un talent ou d'une expĂ©rience Ă©galement hors normes. "Tout dĂ©pend de la compĂ©tence du collaborateur en question, explique la directrice gĂ©nĂ©rale de Ditechna. Une Ferrari, c'est beaucoup plus dur Ă maĂźtriser qu'une 2 CV, mais, si j'ai le choix, je prĂ©fĂšre quand mĂȘme l'italienne." MĂȘme rĂ©action de la part d'Eric Delerue "Quand on estime qu'un collaborateur le mĂ©rite, il nous arrive de faire appel Ă une aide extĂ©rieure, indique le responsable du personnel de Doublet. En l'occurrence un cabinet de coaching qui a le chic pour faire prendre conscience Ă quelqu'un du cĂŽtĂ© nĂ©faste de son attitude. RĂ©cemment, un de nos cadres des services logistiques a bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce petit traitement de faveur et, depuis, tout le monde s'en fĂ©licite. Mais je pense que ça a marchĂ© parce que cette personne est suffisamment intelligente pour saisir jusqu'Ă quel point ses employeurs peuvent tolĂ©rer ses Ă©carts." Favorable Ă cette façon de diriger ses troupes, François Lelord invite ainsi les managers Ă raisonner comme ils savent le faire en fonction du rapport coĂ»t-bĂ©nĂ©fice. "Si l'attitude "dĂ©viante" d'Untel est compensĂ©e par un apport supĂ©rieur aux soucis qu'il vous cause, Ă quoi bon se plaindre ?", s'interroge le psychiatre. Mais pragmatisme ne signifie pas pour autant capitulation. Pour empĂȘcher les "caractĂšres" de faire trop de dĂ©gĂąts, il existe un remĂšde administratif trop peu utilisĂ© la charte de bonne conduite. Distincte de l'abscons rĂšglement intĂ©rieur que personne ne lit, elle doit clairement Ă©dicter ce que vous attendez de tous en matiĂšre de relations humaines, de respect des autres, etc. "C'est un truc tout bĂȘte, mais il permet de dĂ©courager ceux qui pourraient ĂȘtre tentĂ©s de passer les bornes", promet Jean-Pascal Farges, de l'Institut des relations humaines. Au-delĂ , et toujours Ă condition que le jeu en vaille la chandelle, deux types d'amĂ©liorations opĂ©rationnelles sont envisageables. Riposte n° 2 faire Ă©voluer la situationLa rĂ©action la plus difficile, c'est l'attitude qui consiste Ă faire table rase du passĂ© en oubliant tous les prĂ©jugĂ©s que l'on traĂźne Ă propos dudit collaborateur. "Ăa demande un vrai travail sur soi, mais c'est efficace, explique un dirigeant de PME qui a suivi l'une des formations de Jean-Louis Muller. On appelle cela coller un timbre Ă quelqu'un et je dois dire que j'Ă©tais le champion pour ce genre de choses... Par exemple, je ne pouvais m'empĂȘcher de voir tous mes employĂ©s barbus comme des psychorigides. La Cegos m'a appris Ă mettre ce genre de vision subjective de cĂŽtĂ© et j'ai dĂ©couvert que certains d'entre eux sont plus ouverts que je ne le pensais." Dans le mĂȘme esprit, vous pouvez Ă©galement tenter de modifier votre propre comportement envers les personnalitĂ©s difficiles afin de les amadouer. Un seul exemple prĂ©fĂ©rez "Je n'ai pas compris ce que tu as dit" Ă "Tu es incomprĂ©hensible" et vous constaterez qu'il n'y a pas tant d'agressifs que cela parmi vos salariĂ©s. "C'est l'effet miroir, constate Jean-Louis Muller. Comme par hasard, un patron hargneux aura toujours beaucoup de grincheux dans ses effectifs..." Cela signifie-t-il pour autant que vous devez tout accepter en bloc, des bons jusqu'aux plus mauvais penchants de vos collaborateurs Ă problĂšme ? "Oui et non, rĂ©pond le consultant Jean-Pascal Farges. Ce qu'il faut viser, c'est un progrĂšs dans la relation, plus que chez le salariĂ© lui-mĂȘme. Car il ne faut pas se faire d'illusions, on ne change pas un adulte." encadrĂ© 4 pistes pour gĂ©rer un collaborateur des plus pĂ©nibles - Changer le contexte de travail... en remodelant une Ă©quipe, en proposant une mutation Ă la personnalitĂ© difficile, en rĂ©amĂ©nageant les bureaux. - Changer l'image que vous avez de lui... en essayant de ne plus lui coller une Ă©tiquette de "personnalitĂ© Ă problĂšme". Pour y parvenir, tenter de dialoguer avec lui. - Changer la relation avec lui... en s'efforçant d'ĂȘtre tolĂ©rant et chaleureux dans l'espoir de l'amadouer et de l'amener Ă faire un effort pour corriger ses travers. - Edicter une charte de comportement... Les insupportables rĂ©aliseront Ă partir de quel seuil ils franchissent la ligne blanche. Riposte n° 3 tirer profit de ses traversCette Ă©vidence admise, est-il tout de mĂȘme possible d'amener quelqu'un Ă changer de comportement sans lui demander de modifier sa personnalitĂ© ? Oui, parfaitement, assure la Cegos. Mais Ă condition de faire preuve d'une sacrĂ©e dose de bonne volontĂ©. Un collaborateur vous fait des misĂšres ? Le centre de formation vous suggĂšre de faire Ă©voluer ses conditions de travail en rĂ©organisant l'emplacement des bureaux ou en lui proposant un autre poste. Antonio Duarte a tentĂ© l'expĂ©rience avec l'un de ses ouvriers les plus revĂȘches et il s'en fĂ©licite "Cet homme avait une conduite irrationnellement contestataire. On a jouĂ© Ă quitte ou double en lui donnant la responsabilitĂ© d'une Ă©quipe et son agressivitĂ© destructrice s'est muĂ©e en Ă©nergie constructive. Un vrai miracle !" GĂ©rard Viquel a fait de mĂȘme avec l'une de ses ouvriĂšres. "De toute ma vie j'ai rarement vu un ĂȘtre humain aussi acariĂątre, s'amuse ce chef d'entreprise. Une femme absolument invivable. Mais tellement efficace que, si l'on me propose d'en avoir 50 comme elle, je signe tout de suite. Alors on a trouvĂ© une parade elle occupe un poste oĂč elle n'est quasiment jamais en contact avec le reste du personnel. A part sa niĂšce, qu'elle supporte Ă peu prĂšs et qui fait le lien entre elle et le monde extĂ©rieur..." Astucieux, mais difficilement transposable Ă tous les caractĂ©riels du monde du travail. D'autant que ces conseils risquent de buter trĂšs vite sur l'un des effets secondaires des tempĂ©raments difficiles ils sont rarement disposĂ©s Ă Ă©voluer. Dans ce cas, il ne vous reste plus qu'Ă tirer discrĂštement parti de leurs "petits" travers. Votre comptable est un obsessionnel compulsif ? Tant mieux pour vos comptes, responsabilisez-le sur les procĂ©dures de contrĂŽle. Le responsable qualitĂ© de votre usine se laisse aller Ă la paranoĂŻa aiguĂ« ? Ce n'est sans doute pas plus mal si vous l'orientez vers les principales zones Ă risque de votre champ d'activitĂ©. Restent les Ă©ternels et trop nombreux rĂąleurs. Leur propension Ă chercher la petite bĂȘte est telle qu'ils ont le chic pour dĂ©nicher les points faibles d'un dossier. Pourquoi ne pas prendre alors l'habitude de les associer davantage Ă vos projets de dĂ©veloppement. C'est aller un peu loin, pensent certains ? Peut-ĂȘtre. Mais souvenez-vous que, sans dĂ©viance ou remise en cause de l'ordre Ă©tabli, aucune idĂ©e innovante n'aboutit jamais... Dix profils difficiles et...dix solutions !Du "hĂ©risson" au psychorigide...Toutes les solutions pour travailler avec ceux que l'on dit ingĂ©rables. Le paranoĂŻaque Il soupçonne les autres de mauvaises intentions et interprĂšte comme hostiles les Ă©vĂ©nements les plus anodins. Que faire ? Exprimez trĂšs clairement vos directives en respectant scrupuleusement les formes et en faisant souvent rĂ©fĂ©rence aux rĂšglements et aux procĂ©dures. Le schizoĂŻde Il se dĂ©sintĂ©resse des autres et se tient le plus possible en retrait des activitĂ©s de groupe. Les critiques et les compliments n'ont presque aucune prise sur lui. Que faire ? Sans le laisser s'isoler complĂštement, permettez-lui de devenir un trĂšs bon expert au lieu de lui donner des responsabilitĂ©s. L'anxieux Ses soucis sont trop frĂ©quents et trop intenses par rapport aux risques rĂ©els qui peuvent exister dans le cadre de son activitĂ©. Que faire ? Ne lui faites pas partager inutilement vos propres sujets d'inquiĂ©tude et sachez l'utiliser comme un radar de dĂ©tection des problĂšmes Ă venir. L'histrionique Il cherche Ă attirer l'attention et a un besoin intense de l'affection de son entourage. Il a tendance Ă idĂ©aliser ou Ă dĂ©valuer exagĂ©rĂ©ment les autres. Que faire ? Ne vous laissez pas attendrir par ses tentatives de sĂ©duction souvent factices, mais montrez-lui de l'intĂ©rĂȘt chaque fois qu'il a un comportement "normal". L'obsessionnel ExagĂ©rĂ©ment attentif aux dĂ©tails et aux procĂ©dures, il agit au dĂ©triment du rĂ©sultat final. Son contact humain est souvent froid et formel. Que faire ? Sans ironiser sur ses manies, ne vous laissez pas entraĂźner trop loin dans son systĂšme. Chargez-le des contrĂŽles et des finitions. Le narcissique PersuadĂ© d'ĂȘtre exceptionnel et donc de mĂ©riter plus que ses collĂšgues, il est intolĂ©rant Ă la critique et souvent prĂȘt Ă manoeuvrer pour arriver Ă ses fins. Que faire ? Si vous tenez Ă le garder, sachez lui accorder quelques avantages nĂ©cessaires Ă sa bonne humeur. Mais soyez vigilant face Ă ses tentatives de manipulation. Le dĂ©pressif Minimisant l'aspect positif de toute bonne nouvelle, il Ă©prouve peu de plaisir Ă exercer son mĂ©tier et risque d'entraĂźner ses collĂšgues dans son abattement. Que faire ? Pensez Ă le complimenter chaque fois qu'il est positif. Avec prudence, vous pouvez l'inciter Ă consulter un mĂ©decin. Le dĂ©pendant Ressentant le besoin d'ĂȘtre sans cesse rassurĂ© et soutenu par son supĂ©rieur, il est incapable d'initier un projet mais acceptera facilement une besogne peu gratifiante pour se rendre agrĂ©able. Que faire ? S'il vous demande conseil, rĂ©clamez toujours son point de vue avant de lui rĂ©pondre. Le passif-agressif Il critique exagĂ©rĂ©ment les figures d'autoritĂ© mais de maniĂšre dĂ©tournĂ©e. En Ă©tant volontairement inefficace et en se plaignant d'ĂȘtre incompris ou mĂ©prisĂ©. Que faire ? Amenez-le Ă s'exprimer directement tout en lui faisant clairement remarquer que vous percevez son opposition passive. L'Ă©vitant Il s'abstient d'agir ou d'entrer en relation avec les gens tant qu'il n'est pas assurĂ© de leur bienveillance inconditionnelle Ă son Ă©gard. Que faire ? Proposez-lui des objectifs de difficultĂ© trĂšs progressive et montrez-lui que son avis vous importe. Quand la pression monteLe manager n'a pas pour rĂŽle de modifier les personnalitĂ©s pour les faire entrer dans un moule. Mais il se doit de contenir les dĂ©bordements. Comment ? En adoptant une dĂ©marche inspirĂ©e de celle des coachs que nous avons rencontrĂ©s. Personne n'est agressif, anxieux, dĂ©primĂ©, narcissique ou paranoĂŻaque Ă 100 %. Mais un excĂšs de pression peut faire basculer quelqu'un en apparence Ă©quilibrĂ© dans la catĂ©gorie des personnalitĂ©s difficiles. Un emmerdeur, c'est le produit, parfois explosif, d'une personnalitĂ© avec un contexte, un environnement, des jeux de pouvoir qui vont exacerber certaines tendances, qui seraient autrement restĂ©es enfouies. Dans l'environnement professionnel, de multiples facteurs peuvent faire qu'une personne disjoncte surcroĂźt de travail, annonce de fusion, menace de licenciement... Plus que des personnalitĂ©s difficiles, ce sont en rĂ©alitĂ© des comportements problĂ©matiques qui gravitent dans l'entreprise. Heureusement, car il est impossible de modifier une personnalitĂ©, du moins Ă l'Ăąge adulte. On peut en revanche amener quelqu'un Ă comprendre qu'il n'a pas la bonne attitude et l'inciter Ă en changer. En s'inspirant de la dĂ©marche des coachs, dont la mission est souvent d'accompagner des personnes qui posent problĂšme dans l'organisation. Aider Ă la prise de conscience et soigner la relationIl ne s'agit pas d'amĂ©liorer les personnes en tant que telles, mais uniquement leurs relations avec les autres, dans le contexte particulier de l'entreprise. Le coach a une fonction mĂ©diatrice. Il n'est pas lĂ pour "traiter" une personnalitĂ© difficile, mais pour aider deux personnes Ă amĂ©liorer leurs relations. En clair, il ne s'agit pas d'amĂ©liorer les personnes en tant que telles, mais uniquement leurs relations avec les autres, dans le contexte particulier de l'entreprise. "DĂ©signer un bouc Ă©missaire, dĂ©crĂ©ter que telle personne est impossible ou ingĂ©rable, c'est parfois Ă©viter de s'interroger sur sa propre attitude. Si un dirigeant vient me trouver pour que je l'aide Ă gĂ©rer un collaborateur prĂ©tendument difficile, je commence par me demander ce qui bloque dans leur relation", tĂ©moigne un coach. Il n'est en effet jamais Ă exclure que le vĂ©ritable pervers, dans une relation, ne soit pas celui qu'on croit. Il arrive que la "personnalitĂ© difficile" soit fabriquĂ©e par son manager, qui projette sur elle un certain nombre de stĂ©rĂ©otypes "Il est nul", "paresseux" "hystĂ©rique", "C'est un tocard" auxquels la personne concernĂ©e finit par se conformer. Changer son regard sur quelqu'un peut, Ă l'inverse, suffire Ă le faire Ă©voluer de maniĂšre positive. Les emmerdeurs n'ont pas conscience de gĂȘner. Leur comportement s'exprime de façon compulsive et irrĂ©pressible pour eux, pas moyen d'agir autrement. Un consultant raconte l'histoire de Paul, numĂ©ro 2 d'une grosse PME. Un vrai "mĂ©chant", incapable de contenir son agressivitĂ©, qu'il dĂ©verse sur ses deux cents collaborateurs. Et mĂȘme sur le dirigeant de l'entreprise. Son PDG l'a incitĂ© Ă travailler sur les signaux internes lui indiquant que la colĂšre montait afin d'apprendre Ă se pour Albert, cadre dans l'Administration. Ce jeune homme disait toujours oui par-devant, mais ne faisait que ce qu'il voulait, si bien que son supĂ©rieur hiĂ©rarchique se trouvait continuellement en porte-Ă -faux. Son travail avec un coach lui a permis de comprendre que son attitude mettait son supĂ©rieur en Ă©chec, car il n'avait pas du tout perçu qu'il s'agissait d'un rapport de force. Albert s'est dĂ©cidĂ© Ă collaborer lorsqu'il a compris que la coopĂ©ration pouvait servir Ă son Ă©volution professionnelle. DĂ©busquer les contradictions et donner du feed-backUne bonne explication des problĂšmes avec des dĂ©tails sur les dysfonctionnements qu'entraĂźne ce comportement difficile n'est jamais superflue. Les emmerdeurs ont d'abord besoin d'une communication factuelle et concrĂšte. Une bonne explication sur les problĂšmes, les dĂ©gĂąts et les dysfonctionnements qu'ils causent n'est jamais superflue. Ainsi, Ă un salariĂ© "anxieux", que l'amour du travail bien fait amĂšne Ă rendre ses dossiers systĂ©matiquement en retard, une consultante suggĂšre d'opposer des limites claires en matiĂšre de qualitĂ© de travail exigĂ©e. Dire, par exemple "Nous voulons tel niveau de prĂ©cision, au-delĂ c'est du temps perdu" peut permettre de dĂ©bloquer la situation. Lorsque l'on pointe les contradictions entre ce que disent, ce que font et ce que pensent les gens, cela met en lumiĂšre leurs responsabilitĂ©s dans les conflits, et les conduit Ă modifier leur attitude. Acceptez, par exemple, les objections incessantes d'un collaborateur seulement lorsqu'elles sont accompagnĂ©es de propositions. Les critiques devraient se faire beaucoup moins courantes. Valoriser les points forts et Ă©viter de normaliserOn est d'autant plus persuasif que s'appuie sur des zones sensibles. Mais en s'obstinant Ă essayer de changer quelqu'un pour le faire, coĂ»te que coĂ»te entrer dans un cadre, on risque de se priver de son originalitĂ© Lorsque l'on tente de convaincre quelqu'un de changer de comportement, on est d'autant plus persuasif que l'on joue sur sa corde sensible, son point fort. Regardez les "hyperactifs". Ils dĂ©bordent d'Ă©nergie. Mais stressent leurs collĂšgues Ă force de leur demander d'abattre la mĂȘme somme de travail qu'eux. Pour les coincer, il faut se placer sur leur registre en leur proposant un nouveau mĂȘme, pour persuader un "narcissique" de ne plus excĂ©der son entourage, il faut parfois lui expliquer qu'Ă force d'en faire des tonnes il risque de provoquer le courroux de ses collĂšgues. Or les personnalitĂ©s narcissiques aiment fondamentalement les autres. Elles ont besoin de leur regard et de leur reconnaissance. C'est le type mĂȘme de personnes qui ne supportent pas la solitude. Expliquer Ă un "clown" ce qui lui pend au nez peut ainsi le rendre moins perturbant. Le grand casting des emmerdeursMonomaniaque du mail, accro du portable, anxieux, hyperactif, parano, narcissique, mĂ©chant, dĂ©primĂ©, rebelle ou lĂąche, apprenez Ă les connaĂźtre pour travailler avec eux dans de meilleures conditions. > LE MONOMANIAQUE DU MAIL Morpheus dans Matrix 12 h 15 T'as fini le dossier ? 12 h 30 Tu devais me le remettre Ă 12 h... 12 h 45 OĂč en es-tu ? Trois mails en trois quarts d'heure, et c'est loin d'ĂȘtre fini... Il y a quelques annĂ©es, il aurait passĂ© autant de fois sa tĂȘte dans votre bureau, ou vous aurait passĂ© trois coups de fil. Car le problĂšme de ce mailer fou, c'est plus l'angoisse que l'appel du clavier. Pour le calmer, envoyez-lui une rĂ©ponse trĂšs impersonnelle, du type "j'ai bien pris en compte ta demande". Mais si les mails prennent une tournure un peu agressive, mieux vaut demander Ă le rencontrer pour parler face Ă face du malaise qu'il cause. > L'ACCRO DU PORTABLE* Jack Bauer dans 24H "Bidibidibi... Vrrrrrrrrrrrr..." en mode sonnerie ou - soi-disant plus discret - vibreur, l'accro du portable se repĂšre trĂšs vite dans les rĂ©unions et les bureaux. Mais pourquoi ne dĂ©croche-t-il donc jamais dans un sens ? Il peut y avoir quelques raisons valables la frime, la peur de manquer une opportunitĂ© s'il ne dĂ©croche pas, ou l'impolitesse, tout simplement. Afin qu'il arrĂȘte de perturber le travail en Ă©quipe, on peut lui lancer un regard appuyĂ©, sourcils froncĂ©s, lui indiquant la gĂȘne qu'il procure. Si cela ne suffit pas, il faudra alors imposer dĂšs le dĂ©but d'une rĂ©union ou Ă tout moment de travail important, la rĂšgle simple qui s'impose aux spectacles "Merci d'Ă©teindre vos portables" ! ** Voir GĂ©rer les personnalitĂ©s difficiles au travail, Annie Weisz, 2006, ed. Maxima. > L'ANXIEUX Thierry Lhermitte dans Le PĂšre NoĂ«l est une ordure Les anxieux, obsessionnels, perfectionnistes, procĂ©duriers, voire maniaques se focalisent volontiers sur de petits dĂ©tails. Comme ils ont besoin de sĂ©curitĂ©, ils se raccrochent Ă des rituels, vivent dans la routine et supportent trĂšs mal le changement. Ils sont gĂȘnĂ©s lorsqu'il leur faut prendre des dĂ©cisions seuls et sollicitent des avis extĂ©rieurs. Pour valoriser leurs points forts, il faut les charger des contrĂŽles et des finitions, mais sans entrer dans leur systĂšme. > L'HYPERACTIF Jean-Paul Belmondo dans Flic ou voyou Les hyperactifs, forces de la nature, ont besoin d'action, de travail Ă abattre et de compĂ©tition. Souvent droguĂ©s du boulot, ces nĂ©vrosĂ©s veulent tout rĂ©genter et contrĂŽler. Peu dĂ©licats, ils aiment les disputes, sont parfois gaffeurs et... trĂšs stressants pour leur entourage. Il faut les mettre au dĂ©fi de se calmer et leur rappeler les objectifs de l'entreprise, lesquels sont plus importants que leur ego. > LE PARANO Alain Delon dans Le SamouraĂŻ Les paranos. MĂ©fiants, ils ne font confiance Ă personne et interprĂštent de travers les Ă©vĂ©nements les plus anodins. "On veut me piquer ma place" est leur leitmotiv. Du coup, ils gardent l'information pour eux, ont beaucoup de mal Ă dĂ©lĂ©guer, ne comprennent pas le jeu collectif et ne savent pas travailler en Ă©quipe. Il faut toujours communiquer avec eux de façon trĂšs rationnelle en faisant rĂ©fĂ©rence aux rĂšglements et aux procĂ©dures. > LE NARCISSIQUE JosĂ© Garcia dans Rire et chĂątiment Les narcissiques ont constamment besoin d'attirer l'attention sur eux pour susciter l'affection de leur entourage. TrĂšs dĂ©sorganisĂ©s, ces "clowns", ou histrions, se comportent comme des "brasseurs d'air" qui perturbent le travail des autres. Il ne faut pas entrer dans leur jeu de sĂ©duction, mais leur faire comprendre qu'ils risquent de lasser leurs collĂšgues et donc d'obtenir exactement l'inverse de ce qu'ils cherchent. > LE MĂCHANT Louis de FunĂšs dans Les Aventures de Rabbi Jacob Les mĂ©chants, agressifs, autoritaires, Ă©gocentriques, sont pervers et persĂ©cuteurs. La moindre contrariĂ©tĂ© devient prĂ©texte Ă faire une scĂšne ou Ă entrer dans une colĂšre noire. Ils s'en prennent Ă tout le monde, mais prennent plaisir Ă humilier quelques souffre-douleur choisis. La solution rester calme, ne pas se mettre en colĂšre et surtout leur apprendre Ă se maĂźtriser. > LE DĂPRIMĂ Michel Blanc dans Viens chez moi, j'habite chez une copine Les dĂ©primĂ©s. Chez eux, rien ne tourne jamais rond. VĂ©ritables "martyrs" du bureau, ils geignent en permanence et voient la vie en noir. Ils passent davantage de temps Ă se plaindre de leur travail qu'Ă s'activer. Ils se prennent pour des victimes et se diront volontiers "harcelĂ©s" si on leur en demande trop. De vrais boulets. Rester attentif malgrĂ© tout. Dans le lot de leurs complaintes, certaines sont peut-ĂȘtre justifiĂ©es... > LE LĂCHE GĂ©rard Jugnot dans Papy fait de la rĂ©sistance InhibĂ©s, sournois, ce sont des savonnettes. Comme ils ont un mauvais rapport Ă l'autoritĂ©, ils ne disent jamais non mais traĂźnent les pieds pour faire ce qu'on leur demande. Quand ils critiquent, c'est toujours de maniĂšre dĂ©tournĂ©e. Il faut exiger d'eux plus de coopĂ©ration en insistant sur le fait qu'ils mettent les autres en Ă©chec. > LE REBELLE Coluche dans La Vengeance du serpent Ă plumes Toujours dans la critique, le dĂ©nigrement, le conflit, ils sont perpĂ©tuellement en rĂ©volte. Provocateurs, les rebelles sont les rois du contre-pied pour avec ceux qui sont contre et contre avec ceux qui sont pour. Mais leurs rĂ©flexions sont souvent gratuites, chargĂ©es d'affectivitĂ©, et leurs arguments, peu pertinents. Ces ĂȘtres immatures au comportement puĂ©ril sont usants ! Mieux vaut n'accepter que leurs critiques accompagnĂ©es de propositions. Les plus lus OpinionsLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles PialouxLa chronique de Pierre AssoulinePierre AssoulineEditoAnne RosencherChroniquePar GĂ©rald Bronner
VhPBfo. yyq1aofk8r.pages.dev/441yyq1aofk8r.pages.dev/442yyq1aofk8r.pages.dev/381yyq1aofk8r.pages.dev/283yyq1aofk8r.pages.dev/322yyq1aofk8r.pages.dev/457yyq1aofk8r.pages.dev/175yyq1aofk8r.pages.dev/347
comment ne plus ĂȘtre un bouc Ă©missaire