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La conversation est à la fois banale et simple. Ce n’est pas pour autant que notre conversation est agréable et utile. Découvrez l’aspect essentiel, souvent négligé, pour bien converser et vraiment maîtriser l’art de la conversation. La conversation est une activité assez banale et plutôt simple. Assez banale car nous la pratiquons à de nombreuses reprises tous les jours avec sa compagne ou son compagnon, avec des amis, avec la famille, avec des collègues de travail, avec des clients, … Ou même avec des inconnus. Plutôt simple car il suffit de parler et de se taire, d’alterner les moments de parole et les moments de silence. Parfois le sujet de la conversation est banal les activités du week-end, le dernier blockbuster, les caprices de la météo, … Parfois, bien au contraire, la conversation est importante. Voire très importante. Elle peut alors alors prendre un autre nom discussion, négociation, … L’art de la conversation prend alors toute son importance. Et converser ne se limite plus à seulement parler et se taire. La conversation présente en fait une 3° facette bien plus cruciale et compliquée. Cette 3° facette est vitale car c’est elle qui permet d’avoir une conversation réellement productive. Qu’elle qu’en soit l’objet de départ discuter de ses journées respectives avec sa compagne ou son compagnon, décrocher un gros contrat avec un nouveau client ou mettre à plat la demande son chef. Dans le cadre de la conversation, il est possible de déceler les enjeux sous-jacents de la demande son chef, de comprendre le besoin exact de ce nouveau client ou de percevoir l’inquiétude de son partenaire de vie. Cette 3° facette, c’est l’écoute. Il ne s’agit pas de simplement entendre, comme on entend le bourdonnement de la circulation environnante. Il s’agit de véritablement écouter, ce qui implique de l’attention. Outre les intérêts pratiques et fructueux d’une bonne écoute, dont je viens de parler, il y a 2 autres aspects à considérer votre interlocuteur pourrait se rendre compte que vous n’êtes pas suffisamment, voire pas du tout, attentif. Et cela pourrait détériorer longuement vos rapports ; être attentif est une forme de respect. Vous envoyez un message fort je suis pleinement là pour toi et uniquement pour toi ». Cet article ne saurait vous révéler tous les bonnes pratiques d’une bonne écoute il faudrait un livre complet. Mais vous y trouverez 7 points de départ sur lesquels travailler avant d’aller plus loin. Cessez toutes activités Le principe est le même que pour l’exécution efficace d’une tache vous serez d’autant plus efficace et concentré que vous vous ne ferez qu’une seule chose à la fois. Cessez donc ce que vous étiez en train de faire. Certes, certaines activités ne nécessitent pas une grande part d’attention il pourrait donc être possible de faire les 2 choses à la fois. Mais la conversation ne saurait être sérieuse et approfondie. Et enfin quel manque de respect. Non, cesser toute activité est le minimum. Si cela n’est pas possible, reportez la conversation de quelques minutes ou de quelques heures,, en prenant rendez-vous, par exemple. Et regarder son interlocuteur n’est pas mal non plus … Soyez pleinement présent Par être présent, j’entends ne pas se laisser distraire par les mouvements et sons environnants ; ne pas laisser vos pensées vous entraîner ailleurs que ici et maintenant. Pour écouter avec attention, il vous faut donc tout d’abord supprimer tout qui peut perturber votre attention télévision, téléphone, internet, … Ensuite, si vous pensez au texte que vous tapiez pour votre blog tiens, je me reconnais dans cet exemple … ou à la course sur le retour à la maison, vous gâchez tous vos efforts. Attenez la fin des phrases Déjà , parler avant que votre interlocuteur n’ait fini sa phrase, ça n’est pas poli. Avec papa ou maman, ça peut le faire. Mais dans une situation professionnelle, nettement moins. Et votre partenaire de vie pourrait aussi se lasser au bout d’un moment tiens, je me reconnais encore dans cet exemple …. Ensuite, la phrase entamée, dont vous subodorez le sens, peut prendre un sens différent avec le mot final, ou l’intonation. Enfin, vous ne savez pas si la personne qui vous parle ne veut pas enchaîner avec une idée importante en l’interrompant, vous pouvez définitivement lui faire perdre le fil. Ne faites pas de supposition En faisant une quelconque supposition sur ce que votre interlocuteur va vous demander ou vous révéler, sur son problème ou son besoin, vous risquez de passer à coté du message, ou de vous méprendre totalement. Comprendre réellement ce qu’exprime son interlocuteur n’est pas toujours simple. Mais si, dès le départ, vous rajoutez une couche supplémentaire, le risque est démultiplié. Recherchez les sous-titres Vous le savez sûrement exprimer le plus clairement et fidèlement possible notre pensée n’est pas toujours facile. Quel mot ou quelle expression utiliser ?… Et personne n’est à l’abri d’une maladresse. En tant que destinataire du message, ne l’oubliez pas. Et servez-vous en ! Le message ne passe pas que par les mots l’attitude, l’expression, le ton, le regard, … sont autant de vecteurs d’expression et communication. Soyez aussi attentifs à ces éléments ! L’erreur d’interprétation ne sera pas complètement supprimée mais grandement évitée. Reformulez Une bonne pratique pour éviter les erreurs d’interprétation et autre supposition est de reformuler, avec vos mots, ce qu’on vient de vous dire. Vous vous mettrez ainsi d’accord sur le vocabulaire, autre source d’erreur, et le champs lexical celui-là , je voulais le placer. Et les idées, messages et informations seront d’autant mieux compris et assimilés. Posez des questions La question est un outil important de la conversation. Que ce soit pour clarifier, en plus de la reformulation, demander des éléments complémentaires ou valider votre compréhension. Un conseil de lecture Le seul livre que je vous conseillerai de lire va au delà de la simple conversation. Et il vous propose la bagatelle de 50 bonnes pratiques ! Il n’en reste pas moins qu’il est vraiment très simple à lire et à relire. Je pense qu’il s’agit là d’un livre de base que vous devriez lire. Même si ça n’est pas une garantie tout risque, sa popularité et ses ventes sur les dernières décennies ne vont pas me contredire. Ce livre, c’est Comment se faire des amis de Dale Carnegie. Il commence à dater. Mais même si certains passages ou certaines tournures accusent le coup, je ne saurais que trop vous conseiller sa lecture. Conclusion Les échanges sociaux sont bien trop importants et vitaux pour être ignorés. Et il n’en reste pas moins, en cet ère numérique, que la conversation en vis-à -vis reste majoritaire. Il serait donc dommage et dommageable de ne pas se soucier de bien converser, que ce soit pour soi-même mais aussi pour l’autre. Maîtriser l’art de la conversation, ou du moins chercher à s’y améliorer, ne vous amènera que des bénéfices. Ces 7 points d’attention et méthodes ne feront pas de vous un expert, mais votre interlocuteur appréciera cessez toutes activités ; soyez présent ; attendez la fin des phrases ; ne faites pas de supposition ; recherchez les sous-titres ; reformulez ; posez des questions. Comme bien souvent, vous n’avez plus qu’à pratiquer 🙂 ! D’ailleurs, il existe une 8° pratique qui, certes, vous aidera dans vos conversations, mais aussi dans bien d’autres compartiments de votre vie. Je vous en dis plus dans le prochaine article … Qu’en pensez-vous ? Quels sont vos conseils pour améliorer sa capacité d’écoute durant une attention ? Quels sont vos conseils pour avoir une bonne conversation ? Conseillez-vous des lectures ?
Lart de bien parlerLivre d'occasion écrit par L Schloff, M Yudkinparu en 1993 aux éditions Marabout, Marabout Pratique.DEVELOPPEMENT PERSONNEL ORIENT, .
Apprendre à s’exprimer correctement, c’est développer de grandes compétences oratoires et conversationnelles qui renforcent votre image personnelle et professionnelle. Voyons comment vous pouvez maîtriser l’art de la conversation et dire au revoir à ces eeuuuuh, Erreurs et longues pauses pendant que vous parlez à vos amis, votre famille et vos collègues de travail au téléphone ou en face à face. Vous serez surpris de constater à quel point l’amélioration de vos compétences orales et de l’art oratoire peut faire une grande différence dans votre vie ! Réfléchissez avant de parler La première règle du langage clair est donc de réfléchir avant une prise de parole. Organisez vos pensées. Parler plus vite qu’on ne pense est une phrase qui ressort des pratiques quotidiennes de beaucoup d’entre nous. Faites en sorte que votre cerveau garde un pas d’avance sur les mots sortant de votre bouche et non l’inverse. Les personnes qui développent cette compétence importante sont pleinement conscientes de ce dont elles parlent et elles maîtrisent parfaitement l’art d’utiliser leur langue et de passer à l’oral. L’idée d’arriver activement à réfléchir avant de parler peut sembler difficile, mais une fois que vous aurez fait un effort délibéré pour le faire, vous réaliserez à quel point il était ridicule de ne pas le faire ! Le bon débit de paroles Parler suffisamment lentement La plupart des gens qui sont connus pour leur voix claire et professionnelle parlent lentement. Ils prennent leur temps. Ils laissent chaque mot s’infiltrer et résonner dans l’esprit de l’auditeur. Parler vite peut aussi être considéré comme un signe de nervosité. Ainsi, l’une des premières choses dont vous devez vous souvenir au cours de ce voyage pour développer d’excellentes compétences orales est de parler lentement à un rythme qui est facile à comprendre et vous êtes capable de prononcer chaque mot clairement. Parler assez vite Parler doucement peut être perçu comme un manque de confiance en soi, être introverti ou simplement nerveux. Parler posément et d’une voix forte constitue une base solide pour la façon dont vos auditeurs vont vous percevoir en tant que personne. Le ton et le rythme de votre voix Changer le ton de votre voix est un moyen très efficace d’attirer les gens dans votre message. Imaginez si un musicien n’utilisait qu’une seule note ! L’intonation est un bon moyen pour souligner l’importance de certains mots. En plus des mots que vous utilisez et de votre ton, considérez votre rythme. Parfois, lorsque vous parlez, changez de rythme selon les besoins. Vous pouvez avoir besoin d’aller lentement, et parfois, vous pouvez avoir besoin d’aller très vite. La rapidité avec laquelle vous parlez dira certaines choses à d’autres. Un rythme rapide communiquera que vous êtes excité à propos de quelque chose. Un rythme lent communique habituellement la prévenance ou le fait que vous voulez vraiment qu’ils entendent votre point de vue. Choisir votre rythme, c’est aussi utiliser votre volume de manière efficace. Les maîtres communicateurs peuvent faire fluctuer leur voix de très fort à presque chuchoter. Nous pouvons changer de volume, ce qui nous permet de maintenir une communication plus efficace. Parlez sans accent Lorsque nous sommes enfants et que nous apprenons notre langue maternelle, les centres neurologiques qui sont nos centres d’écoute linguistique sont très plastiques et très ouverts. C’est à ce stade de développement que nous acquérons notre langue et l’accent de notre langue maternelle. Nous apprenons notre langue maternelle et notre accent en écoutant et en répétant, etc. depuis environ 5 ans lorsque nous parlons couramment la grammaire correcte et nous avons une prononciation claire. À l’âge de 5 ou 6 ans, nous avons acquis la plupart des bases du langage et de la prononciation dont nous avons besoin pour l’âge adulte. Nous ajoutons simplement plus de vocabulaire et construisons un peu sur la complexité de notre langue. Tout comme il a fallu quelques années pour apprendre votre langue et votre accent d’origine, il faut du temps pour changer ou perdre votre accent. Quand vous étiez enfant, vous écoutiez ceux qui vous entouraient, et vous répétiez et imitiez ce qu’ils disaient encore et encore et encore et encore ! Ainsi, vous pouvez aussi perdre votre accent. Il faut le vouloir et y travailler. Après quelques semaines de pratique quotidienne, vous commencerez à remarquer une différence dans votre prononciation. Évitez les heuuuh Des sons comme heuuuh souvent considérés comme des signes de nervosité, de manque de connaissance et de manque de confiance. Si vous les utilisez beaucoup pendant que vous parlez, supprimez-les parce qu’ils n’ont aucune valeur dans vos conversations. Les utiliser de temps en temps est généralement acceptable si toutes vos phrases en contiennent, vous perdez en crédibilité et ne serez pas agréable à écouter. L’utilisation de ces mots de remplissage vous fait paraître incertain, voire inintelligent. Sachez manier les silences Faire une pause n’est pas de l’air mort. Laisser s’écouler quelques secondes entre deux phrases peut être un outil utile dans certaines situations. Cela rend les mots » autour » de chaque pause beaucoup plus réfléchis et plus lourds de sens. Soyez concis et direct Les communicateurs efficaces ne tournent pas autour du pot. Si tu veux quelque chose, demande-le. Si vous voulez que quelqu’un fasse quelque chose, dites exactement ce que vous voulez. Ne gaspillez pas vos mots. La confusion augmente en proportion directe avec le nombre de mots utilisés. Parlez clairement et brièvement, en utilisant les mots les plus courts et les plus familiers. Respirez La respiration est importante quand vous parlez. L’un des moyens les plus simples et les plus efficaces de vous faire prendre conscience et d’aider votre projection est de prendre quelques respirations profondes avant de commencer, cela vous aidera dans la gestion du stress. Le soutien respiratoire est une compétence importante. Parlez avec votre nombril ! Votre soutien respiratoire provient de votre diaphragme. C’est la contraction de ce muscle qui permet à l’air de pénétrer dans vos poumons. Lorsque vous inspirez, le diaphragme se contracte et votre estomac se dilate. Trop de personnes n’engagent pas complètement le diaphragme, ce qui non seulement réduit l’oxygène dans vos poumons, mais réduit aussi votre soutien respiratoire pour parler. Lorsque vous vous exercez à parler, exercez-vous à respirer et à parler à partir de votre nombril, en sentant la poussée du diaphragme. Pendant une pause, inspirez, puis parlez sur l’expiration. Si vous vous sentez parfois essoufflé pendant que vous parlez, vous ne faites probablement pas assez de pauses pour permettre une respiration profonde et de soutien. Juste, avant de décrocher le téléphone pour parler à ce client important ou avant de monter sur le podium pour prononcer ce discours, prenez 2-3 grandes respirations. Il calmera naturellement vos nerfs et éclaircira votre tête. Vous commencerez votre conversation avec un état d’esprit plus centré et plus détendu. Utilisez des métaphores Une image vaut mille mots est une phrase que vous avez déjà surement entendue. Mais les mots qui aident les gens à visualiser les concepts peuvent être d’une aide précieuse pour communiquer un message. Utilisez un vocabulaire approprié et varié Évitez d’utiliser des mots qui amèneront l’autre personne à avoir une mauvaise opinion de vous. L’argot en est un exemple. Une autre est, bien sûr, les insultes de toutes sortes. Utilisez des mots qui communiquent des valeurs positives. Utilisez des mots optimistes, des mots de force. Assurez-vous qu’ils sont compréhensibles. Utilisez des mots colorés et riches de sens, dans la mesure où ils peuvent être compris par l’auditeur. Utiliser de temps en temps un mot sortant de l’ordinaire peut susciter l’intérêt de votre interlocuteur. cela peut aussi briser la monotonie d’une conversation. Veillez toutefois à ne pas trop en faire. Votre vocabulaire peut révéler à d’autres à quel point vous êtes instruit, et d’autres peuvent porter des jugements à votre sujet qui peuvent avoir une incidence sur vos possibilités avec eux. Les meilleurs communicateurs utiliseront un vocabulaire élargi avec des groupes plus instruits et un vocabulaire plus basique avec des groupes moins instruits. Attention aux erreurs de sens Soyez sûr que vous savez ce qu’un mot signifie avant de le lancer. Des émissions de télé-réalité entières ont été construites sur des malapropismes, mauvaise utilisation d’un mot. Votre attitude corporelle Il n’y a pas que la communication orale lors d’une conversation. Avant même que vous ne commenciez à parler, votre interlocuteur saura si vos intentions sont amicales, professionnelles ou belliqueuses uniquement via le décryptage de votre visage et de votre gestuelle. Soignez donc votre communication corporelle ! Souriez Aborder les gens avec un sourire est un signe qui vous rendra sympathique. Vous pouvez continuer à sourire pendant la conversation. Même si la conversation se fait au téléphone ou lors d’un appel Skype c’est particulièrement important car sourire quand vous parlez donne un lifting instantané à votre voix et à votre ton. Contact avec les yeux Une erreur courante que beaucoup font en se livrant à des conversations est de détourner le regard de l’auditeur. Ne le faites pas, car le fait de regarder quelqu’un dans les yeux pendant que vous le prenez est généralement considéré comme un signe de confiance. Les mains Garder vos mains sur le côté vous donnera l’impression d’être raide et mal à l’aise. Utilisez plutôt vos mains pour communiquer. Maintenant, ne devenez pas trop démonstratif au point où les gens se demandent où vont vos mains ensuite. Faites attention à ce que vous faites avec vos mains. Posture Une bonne attitude corporelle et un dos droit sont la base d’un langage corporel solide. Évitez de vous pencher ou de vous baisser pendant que vous avez une conversation. Tics Tics continuellement, qu’il s’agisse de doigts, d’expressions faciales ou de mouvements du pied, peuvent avoir un impact négatif sur votre capacité à bien converser. Les spasmes sont généralement considérés comme des signes d’une personne qui n’est pas calme, confiante et à la tête forte. Ayez l’air naturel Même si vous avez travailler pour apprendre à bien vous exprimer, cela doit avoir l’air naturel pour votre interlocuteur. Pour un maximum de clarté, soyez naturel et laissez passer le réel. Vous serez plus convaincant et beaucoup plus à l’aise. Tenez compte de votre interlocuteur Sachez écouter Mais parler, ou envoyer des messages, n’est que la moitié du processus. Pour être un communicateur accompli, vous devez aussi savoir écouter ou recevoir des messages. L’écoute, comme l’expression orale et écrite, exige un intérêt et une attention véritables. Si vous ne vous concentrez pas sur l’écoute, vous n’apprendrez pas grand-chose et vous ne vous souviendrez pas de ce que vous apprenez. La plupart d’entre nous ne retenons que 25 % de ce que nous entendons, donc si vous pouvez augmenter votre rétention et votre compréhension, vous pouvez augmenter votre efficacité. Sachez regarder votre interlocuteur Si vous n’écoutez qu’avec vos oreilles, vous passez à côté d’une grande partie du message. Les bons auditeurs gardent les yeux ouverts pendant qu’ils écoutent. Cherchez les sentiments. Le visage est un moyen de communication éloquent. Apprenez à lire ses messages. Pendant que l’orateur livre un message verbal, le visage peut dire Je suis sérieux », Je plaisante », Ça me fait de la peine de vous le dire » ou Ça me fait très plaisir ». Observez les signaux non verbaux lorsque vous écoutez les gens. Le body langage est important. Vous pouvez aussi vous baser sur des notions de synergologie. La synergologie est une discipline dans le domaine de la communication. Elle est composée de règles strictes et de techniques spéciales permettant aux observateurs d’analyser et d’approfondir leur compréhension des gestes. Elle a été fondée par M. Philippe Turchet dans les années 1980. Le terme synergologie signifie en soi une méthode d’interprétation de la communication non verbale. La synergologie en tant qu’application dans l’étude et la compréhension du langage corporel s’appuie sur la recherche scientifique qui la différencie de nombreux enseignements populaires sur le langage corporel. Chaque comportement non verbal identifié dans la base de données synergologiques a été analysé et a fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux. Suivez des cours dans une école bilingue internationale pour vous améliorer Enfin, pour terminer, sachez que vous pourriez également choisir de vous rendre dans une école bilingue afin de vous exprimer correctement et notamment dans bien d’autres langues et pas seulement le français. Si vous vous demandez par exemple comment bien parler anglais avec et bien sachez que les opportunités ne manquent pas et de nombreux français ce sont d’ores et déjà précipité sur cette occasion. Avec des cours qui sont accessibles à partir de 3 ans seulement et qui peuvent même aller jusqu’à 14 ans pour les plus jeunes, c’est une occasion en or en effet de pouvoir améliorer son anglais ou apprendre une autre langue. Cela est particulièrement utile notamment pour pouvoir préparer des vacances à l’étranger par la suite, ou encore pour suivre des cours ou travailler dans un autre pays plus tard à l’heure de la mondialisation, il est en effet impératif dans certains domaines d’activités de pouvoir parler une autre langue que sa propre langue maternelle pour exceller dans son métier, qu’il s’agisse de l’anglais, du chinois, ou encore d’une autre langue en fonction de votre marché et de vos aspirations personnelles mais également professionnelles. Conclusion L’art de s’exprimer, la communication verbale et avoir une bonne élocution, cela s’apprend. Nous tous avons été influencé par notre entourage, nos professeurs, nos amis. cela peut avoir fait naître de mauvaise habitude. Si vous avez pris de mauvaises habitudes, l’entrainement et la volonté vous permettront de les corriger et d’acquérir de nouvelles compétences oratoires et d’acquérir une plus grande confiance en vous.
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Le but de l'art, son besoin originel, c'est de produire aux regards une représentation, une conception née de l'esprit, de la manifester comme son œuvre propre ; de même que, dans le langage, l'homme communique ses pensées et les fait comprendre à ses semblables. Seulement dans le langage, le moyen de communication est un simple signe, à ce titre, quelque chose de purement extérieur à l'idée et d'arbitraire. L'art, au contraire, ne doit pas simplement se servir de signes, mais donner aux idées une existence sensible qui leur corresponde. Ainsi, d'abord, l'œuvre d'art, offerte aux sens, doit renfermer en soi un contenu. De plus, il faut qu'elle le représente de telle sorte que l'on reconnaisse que celui-ci, aussi bien que sa forme visible, n'est pas seulement un objet réel de la nature, mais un produit de la représentation et de l'activité artistique de l'esprit. L'intérêt fondamental de l'art consiste en ce que ce sont les conceptions objectives et originelles, les pensées universelles de l'esprit humain qui sont offertes à nos regards ». Georg Wilhelm Friedrich Hegel. Esthétique. Textes choisis par Claude Khodoss, Puf, 1988, p. 25. Jankélévitch, III, Première partie. Introduction Hegel aborde dans ce texte le thème de l'art en affrontant la question suivante quelle est la finalité de l'art ; pourquoi des artistes ? Quel est le sens de cette activité si singulière ? Hegel répond thèse que la finalité de l'art est de satisfaire un besoin de l'esprit. Nous apprenons qu'il s'agit d'un besoin spirituel, défini comme nécessité pour l'esprit de s'objectiver sous forme sensible. D'une manière analogue au langage, l'art a une fonction d'expression et de communication de la pensée. Cette première thèse fonde une nouvelle interrogation faut-il assimiler l'art à un langage et dire comme on l'entend souvent que l'artiste dit quelque chose, qu'il communique des significations ? Mais alors pourquoi ne se contente-t-il pas de parler ? Tout l'intérêt de ce texte consiste, après avoir pointé l'analogie de l'art et du langage Cf. de même que, à établir ce qui les distingue radicalement Cf. au contraire thèse. En quoi l'expression artistique diffère-t-elle de l'expression linguistique, autrement dit en quel sens une œuvre d'art est-elle autre chose qu'un discours ? Car il est bien vrai qu'un énoncé signifiant la difficulté d'être, la terreur du néant et l'oppression de l'angoisse est une chose, l'œuvre de Munch intitulée le cri » une autre. La question est de savoir comment rendre compte de cette hétérogénéité. I Première thèse La finalité de l'art est de satisfaire un besoin de l'esprit. Expliciter cette thèse, revient d'abord à comprendre que l'homme n'a pas que des besoins matériels. La notion de besoin connote celle de nécessité et il nous semble qu'il n'y a de nécessité que biologique. Il nous faut manger, boire au risque de compromettre l'équilibre de la vie ou la survie. Nous ne sommes pas spontanément enclins à utiliser la notion de besoin pour parler d'une exigence spirituelle. Or Hegel parle bien de besoin mais ce n'est pas à ce que nous entendons immédiatement par là , qu'il fait allusion. Il affirme que, parce qu'il est esprit l'homme a des besoins spirituels. Il y a donc une nécessité spirituelle au même titre qu'il y a une nécessité matérielle. La fonction de l'art est d'abord de traduire cette nécessité et de fournir à l'humanité une satisfaction relative à un besoin originel » dit le texte. Avec cette expression Hegel signifie que ce besoin est originairement lié à notre nature, il n'est pas un besoin artificiel produit par le développement social. Avant d'interroger la nature de ce besoin, on peut remarquer que les grands artistes font toujours référence à cette idée d'une nécessité. Dans ses Lettres à un jeune poète Rilke en fait proprement le signe d'une vocation artistique. Vous me demandez si vos vers sont bons... Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre cœur. Confessez-vous à vous-même mourriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? Ceci surtout ; demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit suis-je vraiment contraint d'écrire ? » Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple Je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité ». Certes on peut s'étonner de cette affirmation dans la mesure où l'art révèle l'esprit comme liberté. Mais la liberté a sa propre loi ; elle n'est pas synonyme de pur arbitraire. Il s'ensuit que la création artistique obéit à une nécessité spirituelle et elle s'impose dans l'évidence de la source dont elle procède ou alors elle n'est qu'un jeu insignifiant et dérisoire d'effets. Kandinsky a dit cela de manière magistrale L'artiste a non seulement le droit mais le devoir de manier les formes de la manière qu'il juge nécessaire pour atteindre ses buts mais la liberté sans limite qu'autorise cette nécessité devient criminelle dès qu'elle ne se fonde pas sur cette nécessité même ».Du Spirituel dans l'Art. Alors quelle est la nature de ce besoin ? C'est de produire aux regards une représentation, une conception née de l'esprit, de la manifester comme son œuvre propre ». L'art est chose de l'âme disait Rimbaud. Il faut entendre par là qu'une œuvre d'art est la manifestation de l'esprit. Manifester c'est rendre visible de l'invisible, c'est faire exister dans la phénoménalité d'une matière et d'une forme sensibles, quelque chose qui excède le sensible mais se donne en lui. Il s'agit ici du sens, de l'intelligible, du spirituel d'une conception née de l'esprit dit le texte. L'œuvre d'art révèle l'esprit, non seulement dans sa capacité de produire par des moyens appropriés une œuvre réussie, mais surtout parce que la réussite de l'œuvre tient essentiellement à la profondeur des significations que la perfection formelle fait rayonner. L'œuvre a une fonction expressive. L'artiste s'empare d'un matériau pour inscrire dans l'extériorité ce qu'il est intérieurement. Toute œuvre est une représentation, mais pas de quelque chose qui est extérieur à l'esprit comme on le croit naïvement lorsqu'on dit que l'artiste imite le réel. Même lorsqu'il est figuratif l'art ne donne pas à voir le réel, il donne à voir la manière dont un esprit se l'approprie symboliquement. Représenter pour l'artiste, ce n'est jamais imiter servilement ce qui est. Un paysage, un portrait seraient sans intérêt s'ils étaient l'imitation exacte des originaux. Ils n'intéresseraient, comme le rappelle l'anecdote des raisins de Zeuxis que des pigeons. On raconte que le peintre grec avait peint des raisins si ressemblants que des pigeons venaient les picorer. Ce qui fait d'un paysage de Corot, d'un autoportrait de Rembrandt une œuvre d'art, c'est toujours une manière de figurer des émotions, des sentiments, des états d'âme, de donner une visibilité à l'esprit qui s'empare de ce paysage ou de ce visage et les dévoile dans leurs connotations romantiques ou tragiques ou apaisées. L'œuvre est un sensible signifiant. Elle fait apparaître dans la phénoménalité d'une réalité sensible des significations. D'où l'étrange statut de l'œuvre d'art. Elle est matière et comme telle chose sensible. Une sculpture de Giacometti est un morceau de bronze. Une cantate de Bach est une matière sonore. Ce sont des objets matériels et sensibles et pourtant s'ils n'étaient que des objets quelconques ils ne s'offriraient pas à notre contemplation. Tout au plus pourraient-ils avoir pour nous une fonction d'usage. Ils n'existeraient pas dans cette étrange présence qui est la leur et qui tient à leur densité signifiante. Le miracle de l'art est de manifester », de faire apparaître dans une forme sensible un contenu spirituel. Tout se passe comme si l'esprit ressentait le besoin de mettre à l'extérieur de lui, d'objectiver ce qu'il est intérieurement, de rendre visible l'intelligible Dans l'œuvre, il se donne ainsi une image de lui-même et par cette médiation s'approprie sa propre essence. Il faut bien comprendre ce que dit ici Hegel. L'esprit, ce n'est pas la subjectivité dans ce qu'elle a de particulier, d'arbitraire, d'aberrant, de relatif à un seul individu. Tant qu'une œuvre est prisonnière d'une particularité empirique, d'une mythologie personnelle, elle n'intéresse que peu de monde. Lui manque une certaine manière d'élever une expérience à l'universel. Car l'esprit, c'est la dimension de l'universel. Il s'ensuit qu'il y a une objectivité de l'esprit au sens où est objectif ce qui peut faire l'accord des esprits. Tout comme la science et la philosophie, l'art est le domaine d'une communication universelle. Ce dont témoigne le consensus, observable, autour des grandes œuvres. Hume faisait remarquer qu'il y a moins de désaccord sur Homère et sur Shakespeare qu'il n'y en a sur la physique de Galilée. Les grandes oeuvres du passé ont ainsi survécu à la particularité du temps qui les a vues naître. Les Pyramides sont toujours pour nous un majestueux défi de la vie à la mort, les statues grecques une figuration du divin. L'art donne une existence extérieure à ce qui vit en nous intérieurement. Tel a été son rôle fondamental dans l'histoire. S'il en a été ainsi c'est, selon Hegel, que l'esprit ne trouve pas d'emblée sa forme appropriée, qui est la forme conceptuelle ou abstraite. Avant de pouvoir se dire dans le langage du concept, l'idée s'est s'exprimée dans celui du sentiment, de l'impression, de la figuration concrète. L'objectif, l'universel ont été rendus sensibles dans l'art Cf. produire aux regards une représentation » percevoir avant d'être saisis de manière générale et abstraite le concept concevoir. Il s'ensuit qu'au moment où l'idée s'explicite dans le langage du concept, l'art ne peut plus jouer le rôle qui a traditionnellement été le sien. Cette observation conduit Hegel à dire que l'art est chose du passé ». Le philosophe ne signifie pas par là que c'est la fin de l'art il y aura toujours des artistes et nous aurons toujours plaisir à regarder une œuvre d'art, mais que l'art ne donne plus cette satisfaction des besoins spirituels, que des peuples et des temps révolus cherchaient et ne trouvaient qu'en lui...Dans ces circonstances l'art, ou du moins sa destination suprême, est pour nous quelque chose du passé. De ce fait, il a perdu pour nous sa vérité et sa vie ; il est relégué dans notre représentation, loin d'affirmer sa nécessité effective et de s'assurer une place de choix, comme il le faisait jadis. Ce que suscite en nous une œuvre artistique de nos jours, mis à part un plaisir immédiat, c'est un jugement, étant donné que nous soumettons à un examen critique son fond, sa forme et leur convenance ou disconvenance réciproque » Introduction à l'esthétique. II Deuxième thèse L'art n'est pas un simple langage. A Les points communs de l'art et du langage. Il suffit de dire que l'art est une expression et une communication de la pensée pour être tenté de le confondre avec le langage. D'autant plus que comme l'art, le langage n'est pas une transposition servile du réel. Dire le réel ce n'est pas le traduire passivement dans des signes. C'est le dévoiler d'une certaine manière, parce qu'en nommant, l'esprit analyse le donné conformément à sa nécessité propre. Chaque langue est ainsi une poétique, une façon de créer le monde. En parlant, l'homme dit moins le réel que sa façon de se projeter vers lui, avec ses peurs, ses rêves, ses espérances, son imaginaire ou les exigences de sa rationalité. Il y a une fonction créatrice de l'art et du langage de telle sorte que ce que l'homme communique à son semblable c'est toujours lui-même en tant qu'esprit. Mais pour que l'expression et la communication soient possibles, des conditions sont nécessaires. Car une réalité n'est pas signifiante en soi, elle l'est pour un esprit capable d'opérer le rapport par lequel un signe renvoie à un sens. Le sens, en effet, n'est pas une donnée sensible, c'est un intelligible qui doit être compris. Or le rapport du signifiant matière sonore ou graphique au signifié le sens ne peut être effectué que par celui qui connaît le code, les conventions propres à telle ou telle langue. A défaut, les énoncés ne sont que du bruit dénué de toute signification. Il en est de même dans l'art. On ne peut pas saisir la richesse d'une œuvre d'art si on est privé de la culture permettant de déchiffrer son code, son mode de narration, ses effets de style, etc. L'artiste est un homme d'une époque avec la sensibilité, les croyances, les normes qui sont celles du monde auquel il appartient. Ce que le tableau donne à voir c'est l'esprit d'une époque, à la fois dans ce qu'il a de particulier et d'universel. Ex Regardez la toile de Jan Van Eyck les Epoux Arnolfini. Voyez combien la composition de l'œuvre célèbre un monde en accord avec lui-même. La prospérité du commerce rendue visible dans la richesse des étoffes, l'assurance de personnages inscrits harmonieusement dans l'espace social autant que naturel. Le tableau figure un monde bourgeois en expansion, fier de lui, solidement structuré par des normes tacitement admises. Ce monde fait émerger l'individualité, celle de l'artiste qui désormais signe son œuvre et se représente dans le miroir indiquant la présence de témoins du rite nuptial, celle de ces époux arrachés aux distinctions statutaires anciennes pour exister comme des personnes. Regardez par contraste une œuvre d'art contemporaine, une œuvre de Carl André, artiste appartenant au mouvement minimaliste. L'installation propose des caissons en bois. Musée de Grenoble.Cette œuvre montre qu'il n'y a aucun sens à révéler, que les formes, les couleurs ne sont que des surfaces sans profondeur. Elles s'imposent dans une présence ayant perdu son éloquence. Pour Marc Le Bot, critique d'art, de nombreuses œuvres contemporaines dévoilent la présence nue du réel vide de sens », l'altérité du monde, la présence comme énigme, étrangeté, pure surface. N'est-ce pas là , le reflet d'un monde en deuil de repères, d'une modernité minée par la réflexivité et la critique, désertée par les dieux, en panne de projets et d'enthousiasme ? Regardez l'œuvre de Duchamp. Pour qui ignore l'histoire de l'art, le caractère iconoclaste de la production de cet artiste, l'urinoir demeure muet, sa présence est incompréhensible dans un musée. Il n'a pas de dimension signifiante car le code donnant les clés de sa compréhension est inconnu de celui qui le regarde. Toute l'aventure de l'art moderne et de l'art contemporain se caractérisant par la critique de la tradition, la remise en cause des critères académiques classiques, il faut d'abord connaître ces derniers pour comprendre ce qui se joue dans cette production éclatée, subversive, se revendiquant dans de fracassants manifestes, l'avant-garde de temps nouveaux, où l'art et la vie seront réconciliés. Il y a une éloquence de l'art, même de celui qui prétend rompre avec l'éloquence. A défaut d'en connaître les clés, n'importe quel objet d'art devient un objet quelconque. La délectation que promet l'œuvre d'art est donc inséparable de la culture la rendant possible. D'où l'urgence de dénoncer l'illusion d'un plaisir esthétique suscité par les seules propriétés formelles de l'œuvre. Vanité que le principe d'une délectation indépendante d'une culture artistique. Dans un propos polémique, Jean Clair n'hésite pas à dire "Puis-je avancer qu'elle la délectationest superflue? Car l'étude même de l'objet contient en soi sa récompense et son plaisir. Pourrait-on l'isoler, la distinguer, croire se laisser aller au seul plaisir de ne plus voir en un objet d'art que ses formes, ses couleurs, son harmonie, tout ce qu'on appelle sa "beauté", elle suppose de toute façon un objet, dont on doit savoir l'origine et le sens. Aujourd'hui, cette fonction dernière la délectation et peut-être à mon sens illusoire, a fini par occuper tout le champ. Mais, privée de ses assises, la beauté tombe dans le vide. On se délecte sans savoir pourquoi, sans savoir de quoi. Croire prendre du plaisir à une oeuvre dont on est incapable de comprendre le sens, c'est parcourir un texte dans une langue étrangère, une suite de signes imprimés dont on ne saurait rien" Malaise dans les musées. 2007. Cela étant, un énoncé linguistique est une chose, une œuvre d'art une autre. Ce qui fait la différence tient au statut du signe. B L'hétérogénéité de l'art et du langage. I° Premier argument. Un signe linguistique se caractérise par sa fonction de renvoi. Il unit un signifiant à un signifié de telle sorte que le propre du signifiant est de s'effacer, de se faire oublier dans sa présence concrète pour renvoyer au signifié. Qu'advient-il si l'on fait fonctionner l'œuvre d'art ainsi ? C'est ce qui se passe lorsqu'on regarde une œuvre avec l'œil d'un l'historien. Celui-ci est en quête d'une archive lui permettant de reconstituer les faits historiques. Il cherche des témoignages sur l'époque qui l'intéresse et l'art est, de ce point de vue, une aubaine. L'oeuvre de l'artiste vénitien Pietro Longhi, par exemple, est une peinture des mœurs de la Venise du 18° siècle. Elle renseigne sur l'usage des masques, la nature des habits, les habitudes, la stratification de la société. C'est une mine d'informations mais tant qu'elle fonctionne ainsi, elle est anéantie dans sa dimension d'œuvre d'art. Car une œuvre d'art est irréductiblement une réalité matérielle, sensible n'existant pas comme une fonction mais comme un être. Elle a bien un sens mais celui-ci n'est pas extérieur à la réalité sensible dans laquelle il se signifie. L'œuvre exhibe de manière sensible dans et par sa matérialité le sens. Tout l'intérêt qu'on prend à l'art, la jouissance qu'il donne tient à ce miracle d'une matière rayonnante d'esprit. Alors que dans le langage le signifié est extérieur au signifiant, le propre de l'œuvre est qu'en elle le fond le contenu spirituel est indissociable de la forme les couleurs, le modelé, la texture des mots ou des sons etc.. Le peintre Maurice Denis disait qu'il ne fallait jamais oublier qu' avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, un tableau est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ». 2° Deuxième argument. Il s'ensuit que la nature du rapport signifiant signifié est fondamentalement différente dans les deux formes d'expression. Dans le signe linguistique, il est totalement arbitraire. Arbitraire ne veut pas dire que pour un signifié donné, chacun peut employer le signifiant de son choix. Le langage est un fait social et le procès de signification doit respecter les conventions collectives. Cela signifie qu'il n'existe aucun rapport de motivation, aucune ressemblance entre le signifiant et le signifié. L'idée d'une rose » par exemple n'est liée par aucun rapport intérieur avec la suite de sons /ros/ lui servant de signifiant. Dans une autre langue d'ailleurs, elle se dit par la médiation d'autres sons. Rien de tel dans l'art. L'œuvre d'art fait tenir ensemble ce que la fonctionnalité du signe linguistique permet de séparer. Qu'importe de savoir que l'œuvre de Proust nous parle du tragique de la temporalité, de la fatalité de l'oubli ? On n'a pas besoin de La Recherche du Temps Perdu pour dire cela. Ce qui fait de cette œuvre un monument de l'art, c'est la perfection de la forme, la matérialité glorieuse des mots, des personnages, des intrigues, la réussite du signifiant. On appelle cette réussite la beauté. Le miracle de la beauté, c'est dans l'œuvre, la manière dont l'artiste trouve, grâce à son génie, la forme appropriée au fond. C'est ce portrait de Rembrandt qui manifeste l'entreprise de démolition qu'est la vie et non un autre portrait qui, au contraire fait resplendir la paix de la maturité. Effaçons le signifiant, de facto le signifié s'évanouit. Il faut appeler beauté selon Hegel, cette vertu de l'objet sensible et signifiant en qui l'être s'identifie à la valeur. Le beau est ce qui nous arrête, ce qui existe d'une présence glorieuse s'imposant aussi bien aux sens qu'à l'esprit. Qu'est-ce que cette présence ? Celle de la vérité manifestée sous forme sensible. Tous les grands penseurs de l'art le disent La beauté est l'apparence sensible du vrai. Elle est l'éclat sensible du vrai. Ce qui émerveille dans l'œuvre d'art tient, à cette façon pour un contenu spirituel, pour une vérité de se donner indistinctement aux sens et à l'esprit. Le vrai s'épiphanise sous une forme réalisant la réconciliation du sensible et de l'intelligible, de l'esprit et de la matière, de l'intériorité et de l'extériorité. Le vrai existe comme tel, existe également. Si le vrai, dans son existence extérieure, apparaît immédiatement à la conscience, et si le concept demeure immédiatement unifié avec son apparence extérieure, alors l'idée n'est pas seulement vraie mais belle » dit Hegel dans l'Esthétique. Il s'ensuit que n'importe quelle forme n'est pas appropriée à tel fond. Le texte le précise L'art doit donner aux idées une existence sensible qui leur corresponde ». C'est dire que le signifiant dans l'œuvre est tout sauf arbitraire. C'est dans sa Sainte Thérèse que Le Bernin manifeste la parenté de l'amour mystique et de l'amour charnel. N'importe quelle forme ne ferait pas l'affaire. Alors que pour exprimer linguistiquement cette signification nous pourrions employer des mots différents. L'œuvre tient du symbole et non du signe arbitraire. Définition on appelle symbole un signe concret évoquant par un rapport naturel ou analogique quelque chose d'absent ou d'impossible à percevoir parce qu'abstrait. Conclusion Le sculpteur, le peintre, le musicien ne parlent pas. L'art est muet et pourtant il signifie. L'œuvre est matière et pourtant elle a la grâce de l'esprit. Elle est sensible et pourtant elle a l'éclat de l'intelligible. Elle est de l'ordre de la monstration non du logos et pourtant elle a une éloquence. Vouloir effacer la matérialité de l'œuvre pour saisir hors d'elle sa signification révèle une inintelligence esthétique foncière. L'art est selon Malraux voix du silence ». Mais ce silence est tout bruissant d'un sens qui affleure à même le sensible. Cf. Partager Marqueursarbitraire, art, besoin, délectation, intelligible, langage, nécessité spirituelle, sens, sensible, signe, silence
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Objectif Découvrir l'art oratoire antique et les plus grands rhéteurs. La rhétorique est un art oratoire ou la manière de parler avec force et persuasion. Elle est particulièrement prisée chez les grecs anciens, comme une technique de communication, la science de bien parler, au-delà même du pur discours politique, prenant en compte l’effet sur le destinataire, son ressenti. 1. Définitions • Étymologie Le mot rhétorique » vient du latin rhetorica lui-même issu du grec rêtorikê désignant la technique de l’art oratoire ou l’art de bien parler . Ainsi, le rhéteur » est un bon orateur, qui sait utiliser le langage et ses ressources pour persuader et convaincre son auditoire. • Sens La rhétorique est une science du langage utilisant des moyens techniques figures de style, ornements, rythme, effet pathétique… qui persuadent l’auditoire du bien-fondé d’un discours. Elle désigne autant le langage technique judiciaire et politique que l’art de parler avec un effet maîtrisé sur un public dans un domaine autre, comme la littérature, le théâtre ou l’économie. Plusieurs autres disciplines sont liées à la rhétorique comme - la stylistique qui étudie surtout la manière d’écrire, le style, comme la tournure de l’expression propre d’un écrivain ou orateur. - l’argumentation qui est une écriture dans un but de démontrer, de persuader et de convaincre au sujet d’une vérité à rechercher. - la dialectique qui est une méthode de raisonnement prenant en compte des positions diverses, se nourrissant de la pluralité des connaissances et points de vue. • Moyens La rhétorique se base sur trois critères - la preuve d’un raisonnement véridique, Cicéron exige de prouver la vérité de ce qu’on affirme ». - l’approbation de l’auditoire se concilier la bienveillance des auditeurs ». - l’émotion éveiller en eux toutes les émotions qui sont utiles à la cause ». S’associent alors différentes fonctions du langage - le logos ou le discours rationnel et la structure logique. - le pathos ou l'effet de charme et de séduction du langage. - l’éthos ou la fonction morale du langage développant la vertu exemplaire. Doc. 1. Cicéron en l'an 50 avant 2. Histoire littéraire Polymnie connue aussi sous le nom d’Eloquentia est la muse de la rhétorique, la muse des hymnes nuptiaux et de deuil, accompagnés de musique. Elle est souvent représentée debout, avec un sceptre ou rouleau sur lequel est inscrit suadere, signifiant persuader » ou le nom de grands orateurs du monde greco-romain. a. La rhétorique dans l'antiquité grecque • Origine La rhétorique est née au 5e siècle avant en Sicile puis à Athènes, introduite par le sophiste Gorgias Professeur d’éloquence et orateur, célèbre pour sa culture et de sa maîtrise du discours. Elle est alors la maîtrise d’une parole efficace en matière de politique et de justice. Les orateurs Anaximène, Aristote, Démétrios, Cicéron, Quintilien, Hermogène théorisent la discipline qui devient l’un des sept arts à maîtriser dans un parcours scolaire. Ils définissent les moyens techniques efficaces du discours et les questions théoriques essentielles que sont la vérité s’opposant au vraisemblable, l’évidence au lieu commun.• Les sophistes Les sophistes sont des orateurs itinérants qui dispensent des cours basés essentiellement sur la puissance du langage, considérés plus tard par Platon comme des manipulateurs. Il s’agit d’accéder à la reconnaissance par la puissance de l’art oratoire. Les plus puissants sont Gorgias capable disait-il de soutenir n’importe quelle thèse au moyen d’un style plein d’aisance ; Hippias d’Elis qui faisait montre de son immense savoir ; Protagoras qui maîtrisait l’art de la controverse et de l’improvisation. • Platon et la dialectique 428-347 avant. Doc. 2. Platon, détail de L'Ecole d'Athène par Raphael 16e siècle . Le philosophe s’insurge contre la méthode sophiste en recherchant la vérité et prenant en compte les positions diverses. Il s’agit de ne soutenir que la vérité et non de défendre le vraisemblable. Le dialogue véritable permet l’accès au savoir. Il oppose la rhétorique qui argumente sur le probable afin de convaincre et la philosophie qui est quête d’une vérité fondée. • Aristote 324-322 avant Le philosophe est élève de Platon et définit la rhétorique comme un art utile pour communiquer des idées fondées sur des preuves rationnelles. Il détermine trois genres rhétoriques qui obéissent à des registres et méthodologies distinctes - le délibératif qui pousse au choix et à l’action ; - le démonstratif qui juge la valeur de quelque chose ; - le judiciaire qui sert à l’accusation ou la défense auprès du juge. La Rhétorique, composée vers 329 avant définit le fonctionnement de la rhétorique, les effets sur la psychologie des locuteurs et les effets stylistiques. Elle traite de sujets philosophiques comme la justice, le droit ou la loi. b. La rhétorique dans l'antiquité latine A partir du 2e siècle avant l’art oratoire tient une place prépondérante dans la vie publique romaine, ainsi que dans les écoles elle fait partie des humanités ». Elle se base sur les théories grecques de Platon et Aristote mais elle privilégie la pratique de l’expression. Les principaux orateurs sont Cicéron et Quintilien. • Cicéron 106-43 avant Cicéron est un orateur et magistrat romain influent, considéré comme l’un des plus grands rhéteurs de l’antiquité. Il a rédigé de nombreux discours et traités De Inventione oratoria, De Oratore qui théorisent les bases de l’éloquence latine en ajoutant à celle d’Aristote la notion d’éthos qui pose les valeurs citoyennes et morales comme indissociables de la rhétorique. • Quintilien 30-95 ap. Quintilien est un plaideur réputé à qui on confère très vite une chaire de rhétorique à Rome. Il pense la rhétorique comme la raison est la vertu de l’homme ». Il théorise sur l’enseignement de la discipline dans son Institutio Oratoria de l’apprentissage du langage parfait à la maîtrise de la grammaire et de la poésie ; de l’écriture narrative aux declamationes qui sont des discours sur des exemples hypothétiques. L’élève acquiert une parfaite maîtrise du langage tout en manifestant une conscience citoyenne. Il fonde les cinq étapes de l’entrainement rhétorique - L’Inventio l’invention. - La Dispositio la structure. - L’Elocutio le style. - La Memoria l’apprentissage et mémorisation du discours. - L’Actio l’oralisation du discours. L'essentiel La rhétorique évolue de sa fonction politique vers l’art de bien parler. Toutefois, le terme prend aujourd’hui une connotation négative puisqu’il est associé à un discours vide, masquant ce défaut par de jolies prouesses de langage. Vous avez déjà mis une note à ce cours. Découvrez les autres cours offerts par Maxicours ! 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Lamiséricorde n'est pas à proprement parler un sujet sur lequel on planche, mais une réalité que le Christ Jésus lui-même a vécue, et que tous les saints et les saintes de l'histoire, et bien des héros et des braves gens, nous supplient de vivre - vous m'entendez bien ? - De vivre ! Et tous les jours Dieu notre Père vient pour sa joie
Savoir bien parler, et maîtriser l’art de la conversation est un élément essentiel dans nos vies – aussi bien sur le plan personnel, qu’amoureux ça contribue à votre charme ! ou que sur le plan professionnel. Nos relations sociales sont au centre de tout, et sans la capacité de savoir bien s’exprimer, on part avec un handicap certain pour communiquer ses idées et nouer des liens avec les autres. Sur cette page, nous allons reprendre les notions importantes et lister les principaux articles sur ce sujet, afin de faciliter la tâche à ceux qui veulent en savoir plus sur comment bien parler comment maîtriser l’art de la conversation. Comment bien parler Bien parler repose sur deux choses Avoir une bonne élocution Exprimer clairement et efficacement ses idées Avoir une bonne élocution Il arrive parfois que l’on souffre de troubles du langage, ou qu’on ait une mauvaise élocution on bafouille, on mâche ses mots, on bégaie… bref, on a pas une façon de parler très claire, et ça complique les choses lorsqu’on veut s’exprimer… au point que cela peut être perçu comme un réel handicap social. Pour ceux qui souffrent de troubles lourds du langage, aucun de mes conseils ne pourraient réellement vous aider il vous faut faire appel à un professionnel, qui vous aidera à surmonter vos difficultés grâce à des techniques et des exercices. Donc surtout, si vous souffrez d’un tel handicap, ne restez pas seul dans votre coin à souffrir et faites vous aider, les progrès que vous pourrez faire contribueront à vous changer la vie. J’ai notamment vu dans mon entourage les progrès réalisés par un jeune homme bègue c’est spectaculaire. Ceux qui ne le savent pas ne devineraient jamais qu’il a passé des années à bégayer. Et pour ceux qui ont juste une mauvaise élocution accent trop prononcé, rythme saccadé, trop rapide ou trop lent, etc, il y a plusieurs petites choses que vous pouvez faire. Déjà , vous enregistrer en train de parler, pour pouvoir vous réécouter et mieux prendre conscience de ce que vous pourriez améliorer dans votre façon de parler. Il est parfois difficile de se rendre compte de ses tics et défauts » de langage. Au pire, demandez à quelqu’un de votre entourage de vous donner gentiment ! son avis. Enregistrez des émissions de radio ou de télévision, et entraînez vous à répéter ce que disent les animateurs, en essayant de les imiter le plus fidèlement possible même tonalité, même rythme. Vous pouvez aussi le faire avec vos séries préférées, le but, c’est juste d’habituer votre cerveau et votre langue à fonctionner efficacement. Bien parler, c’est comme un muscle que vous devez entraîner, alors faites votre gymnastique. Pratiquez les petits exercices de prononciation qu’utilisent les comédiens. On en trouve partout sur Internet, donc je ne les reprend pas ici, mais ne les négligez pas ils peuvent vous aider à mieux parler. Ou carrément, inscrivez-vous à des cours de théâtre ou d’improvisation, vous en tirerez énormément de bénéfices, et pas que sur votre diction. Savoir exprimer clairement et efficacement ses idées Savoir s’exprimer de manière efficace, ça repose sur plusieurs choses Savoir écouter l’autre, pour répondre de manière pertinente Plein de gens ne savent pas écouter. Ils veulent juste dire ce qu’ils pensent. Mais du coup, une fois sur deux, ils sont à côté de la plaque, ou alors, ils frustrent la personne en face d’eux. Quand vous parlez avec quelqu’un, prenez le temps de bien l’écouter pour essayer de comprendre où il ou elle veut en venir. Êtes-vous d’accord avec son point de vue ? Si non, prenez le temps de construire votre réponse. Faire le tri dans vos idées, pour les présenter de manière logique et en allant droit à l’essentiel Prenez le temps de réfléchir pour trouver la bonne façon de présenter votre idée et aussi, pour être sûr que ce que vous voulez dire reflète bien votre opinion Partez d’abord du général Je pense que… », puis entrez dans les détails d’abord parce que… et ensuite, parce que… » Sachez faire des pauses et marquer les idées importantes par le ton et le rythme de votre voix Les présenter de manière à ce que votre interlocuteur puisse les comprendre. Plein de gens font comme si l’autre pouvait lire dans leurs pensées, et oublient de préciser des détails importants. Du coup, il est très difficile de comprendre de quoi ils parlent ! Lorsque vous racontez une anecdote, par exemple, prenez l’habitude de poser le contexte. Expliquez le Où, le Quand, le Qui et le Quoi – de la manière la plus simple possible. De cette manière, l’autre a toute les infos dont il a besoin pour bien vous comprendre. N’encombrez pas votre explication de détails inutiles. Allez à l’essentiel, ne gardez que ce qui est obligatoire pour que l’autre comprenne ce que vous voulez dire. Mettre la langue française au service de votre intelligence et de vos opinions La langue française dispose de tous les outils dont vous pouvez rêver pour bien vous exprimer. Simplement, il vous suffit d’apprendre le maniement de chacune des armes qu’elle vous propose, afin d’apprendre à sculpter votre discours de la manière la plus fine possible. La grammaire pour trouver la meilleure façon d’articuler vos idées Le vocabulaire qui vous permet de trouver les meilleurs mots possibles Si de vieilles profs grincheuses nous apprennent ça à l’école, ce n’est pas uniquement pour nous torturer c’est pour donner à chacun d’entre nous les moyens de se faire comprendre et de bien s’exprimer une fois arrivé à l’age adulte. Là encore, écoutez des émissions de radio ou de TV, notamment des débats, pour analyser et vous inspirer de la façon dont s’expriment les intervenants, et n’hésitez pas à vous entraîner à parler comme eux. L’art de la conversation L’art de la conversation, il y aurait de quoi écrire des centaines de pages à ce sujet. Moi, je vais essayer de faire simple L’intérêt de maîtriser l’art de la conversation, c’est que c’est un formidable moyen de captiver les gens, de leur inspirer confiance, de faire valoir vos idées, et de montrer que vous avez un cerveau qui va vite. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi un excellent moyen de séduire les jeunes filles qui vous plaisent Bref, maîtriser l’art de la conversation peut vous être d’une grande aide dans votre vie pro, perso et amoureuse. => Comment être pertinent Pour être pertinent, il n’y a pas de mystère il faut écouter l’autre, pour être sûr de bien avoir compris ce qu’il veut dire, pour mieux rebondir. Et surtout, il faut que vos arguments s’insèrent bien dans le débat en cours, qu’ils apportent un point de vue intéressant et qui fait avancer les choses. Du coup, il vous faut un minimum d’intelligence sociale pour comprendre le sens que prend la discussion en cours, ce que vous pouvez vous permettre de dire et ce qu’il vaut mieux éviter de dire mais surtout, suffisamment de culture générale et d’éveil intellectuel pour que ce que vous disiez soit jugé intelligent et pertinent par les autres Pour progresser sur ces deux points ? Comme toujours, je vous conseille d’écouter des émissions de radio et de TV intelligentes, tant qu’à faire pour vous habituer à la façon de faire des intervenants. Je vous conseille par exemple Mots croisés » et C dans l’air » sur France5, où les invités et l’animateur s’expriment extrêmement bien, et vous donneront de bons exemples de conversations pertinentes. Bien sûr, on ne peut pas être pertinent sur tous les sujets, mais un peu de bon sens et de culture général permettent généralement de pas trop mal s’en sortir. Comment être intéressant ? Répondre à ça est déjà plus compliqué. Être intéressant, c’est dire des choses intelligentes, de manière surprenante ou inattendue, qui élargit le débat et aide la discussion à prendre de la hauteur, ou à s’orienter différemment. Pour faire simple, être intéressant, c’est à la fois ce que vous dites et comment vous le dites Ce que vous dites Vous pouvez être intéressant du point de vue des autres de différentes manières En leur apprenant des choses qu’ils ne savaient pas En étant pertinent dans vos remarques, de manière à élever le débat et à le rendre plus intelligent Comment vous le dites La manière dont vous présentez les choses peut aussi contribuer à vous rendrez intéressant aux yeux des autres. Au lieu de dire bêtement ce que vous avez à dire, vous pouvez par exemple raconter une anecdote qui illustre votre propos les gens adorent ça. Ou sans aller jusque là , vous pouvez expliquer ce que vous avez à raconter en le présentant comme une histoire. Tu sais quoi ? Ca me rappelle un truc tout ça. Tu te souviens la fois où on était à blablahblah avec Machin et Bidule ? Machin avait oublié son truc et il nous avait fait chier tout l’après midi. Et tu te rappelles comment Bidule avait fait ? Ben à ce moment là , je m’étais dit que [ce que vous voulez dire]. Ca m’avait paru intéressant parce que […] Bon cet exemple est plus théorique que pratique, mais on est en plein dans les techniques de narration on parle aussi de storytelling, ou l’art de faire passer des idées sous forme d’histoires intéressantes. Mais être intéressant, ça passe aussi par le fait de rebondir de manière surprenante et intéressante, de savoir jongler avec l’impertinence, la répartie et l’humour. Tout ça est difficile à expliquer, et demande un minimum de feeling et dintelligence sociale – mais vous pouvez aussi inspirer des techniques utilisées par les humoristes Gad Elmaleh, Florence Foresti, Franck Dubosc on aime ou on aime pas, mais ils maîtrisent bien ces techniques.. Liens utiles Un excellent article de conseils sur l’art du storytelling et de la conversation sans être chiant Story-telling savoir raconter une histoire Reservoir Dogs, Un EXCELLENT exemple de storytelling dans le cinéma Explications et usage du storytelling pourquoi ça marche aussi bien Tenir une conversation, améliorer sa tchatche Comment avoir de la conversation ? une autre discussion intéressante sur le storytelling Bon bref, sujet passionnant et sur lequel il y a un milliard de trucs à dire. Comment être convainquant Là , on parle de l’art de convaincre les autres… et de l’art d’avoir toujours raison. En gros, pour être convainquant, plusieurs possibilités Être pertinent = dire des trucs intelligents + bien s’exprimer pour que votre idée rentre facilement dans la tête de gens + avoir l’intelligence sociale qui vous permet de le dire d’une manière qui rend votre idée facilement acceptable pour les autres = faire passer la pilule ou maîtriser la rhétorique, c’est à dire, l’art d’avoir toujours raison. Pour ça, je vous renvoie vers l’ouvrage de référence, le petit livre de Schopenhauer on a toujours pas fait mieux, qui explique les différents stratagèmes de bonne et de mauvaise foi pour avoir raison… même si on a tort. Super intéressant. Etre inspirant Source de charme / de charisme incroyable le fait d’être inspirant. C’est à dire, de dire des choses d’une manière qui touche les gens au plus profond d’eux-même. Qui leur donne de l’inspiration, l’envie de se dépasser, de la foi et du courage. Ça, c’est pas à la portée de tout le monde il faut à la fois avoir un message fort à faire passer et souvent, très emprunt de spiritualité, le charisme qui permet qu’il soit entendu avec l’attention qu’il mérite, et le talent pour le dire de manière forte, précise et juste. Voici un célèbre exemple de discours inspirant, vous pourrez… vous en inspirer si vous voulez Le mot de la fin Voilà , beaucoup de conseils et d’idées, j’espère que ça vous aidera, même si j’ai à peine égratigné la surface de tout ce qu’on pourrait dire sur comment bien parler et l’art de la conversation. Si vous avez des remarques, des questions, ou si vous voulez apporter votre pierre à l’édifice, n’hésitez pas à contribuer dans les commentaires en bas de cette page ! Et moi, je vais continuer à étoffer cette page pour la compléter, afin qu’elle soit la plus utile possible.
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Toutle monde est occupé. Tout le monde, partout, tout le temps, est occupé, et par une seule chose à la fois. Si tout le monde savait ce que tout le monde dit de tout le monde, personne ne parlerait à personne. Tout le monde se fout de tout le monde, y'a des gens biens partout et
Transformer le monde a dit Marx, changer la vie a dit Rimbaud, ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un» André BRETON 1896-1966, Position politique du surréalisme, Discours au Congrès des écrivains 1935 Parler, évoquer et convoquer des émotions. L’art, dans toutes ses formes, apporte sans cesse matière à réflexion. Parce que l’artiste est un observateur du monde, la frontière entre l’artistique et le politique est ténue. Face aux enjeux de société actuels, l’art peut constituer un outil politique utilisé avec ou sans les artistes. Mais alors quelle est l’essence même de l’art ? Qu’est-ce qu’un artiste engagé » ? Quelles sont les limites d’un tel engagement et que penser de l’art mis à profit dans des logiques d’influence ? Pour en discuter, la Maison des Arts de Châtillon accueillait, ce dimanche 10 décembre, dans le cadre de l’exposition Arty Facts » d’Haude Bernabé, un débat animé par Philomé Robert, journaliste à France 24, Catherine Kessedjian, juriste de droit international et fondatrice de la Fondation Villa Seurat pour l’art contemporain, Grégoire Prangé, critique d’art et co-fondateur du collectif Jeunes Critiques d’Art et Haude Bernabé, artiste sculptrice. De gauche à droite Catherine Kessedjian, Grégoire Prangé, Haude Bernabé et Philomé Robert La grande force de l’art l’évocation» Caractériser l’art est complexe. Si plusieurs définitions sont possibles, Grégoire Prangé en retient principalement une l’art est l’expression du moi par l’artiste». Pour le cofondateur du collectif Jeunes Critiques d’Art, l’art est bien plus puissant que n’importe quel discours “car” il n’impose pas, il évoque». En suggérant des émotions et des ressentis, il laisse donc une totale liberté d’interprétation au regardeur. Mais face à la détresse humaine et sociale, l’art peut aussi être utilisé sciemment ou non comme un outil de témoignage ou de dénonciation d’un fait. L’œuvre d’art doit penser. La vraie œuvre d’art subversive est une œuvre réflexive » note Catherine Kessedjian en citant le philosophe et sémiologue français Roland Barthes. Un engagement artistique … Du peintre Pablo Picasso au performer chinois Liu Bolin en passant par les street artistes Banksy ou JR… nombre d’artistes se revendiquent engagés. Pour Grégoire Prangé, il faut appeler engagés», des artistes qui ont un discours d’ordre politique et social que l’on peut comprendre facilement». Le street art le prouve bien. Ce mouvement est en soi politique puisque l’acte consiste à faire sortir l’art du musée pour le mettre dans la rue». Pour autant, pas question pour le critique d’art de considérer ces artistes comme politiques même si la ligne de démarcation est fine. Je pense que la politique n’est jamais la matière de l’artiste, par contre le discours qui sous-tend l’oeuvre peut être politique». S’intéresser à l’engagement d’un artiste oblige à distinguer deux actions fondamentales l’art commandité et l’art réalisé par l’artiste de son plein gré. Guernica, l’œuvre monumentale de Pablo Picasso, créée en 1937, était une œuvre commandée par l’Etat, tout comme le revolver sculpté de l’artiste suédois Carl Fredrik Reuterswärd, exposé devant le siège des Nations Unies à New York. Ces deux manières de création s’expriment très souvent différemment. Grégoire Prangé explique que les artistes qui sont politiques et sous commande du politique vont avoir des œuvres très marquantes et premier degré à la différence d’un artiste qui va créer politiquement de lui-même». No-violence », le Colt Magnum 357, exposé devant le siège de l’ONU à New York, conçu comme symbole de paix après l’assassinat de John Lennon en 1980 © AFP Haude Bernabé, de son côté, ne se revendique pas engagée politiquement» mais se sent libre de parler de ce qui lui tient à cœur. Transformer le monde est un bien grand mot» déclare la sculptrice qui préfère apporter une autre vision, un autre ressenti» pour que les gens puissent appréhender un phénomène d’une manière différente que le factuel, les journaux et les analyses». L’artiste explore depuis plusieurs années la question de l’identité et du rapport à l’autre sous le feu du chalumeau. En 2015, elle se saisit de la question migratoire en créant le projet Mare Nostrum» du nom du plan de sauvetage instauré par Enrico Letta, le premier ministre italien de l’époque. L’Europe est alors confrontée à la crise des réfugiés et plusieurs milliers d’entre eux périssent en Méditerranée. En voyant ce drame humain, j’ai eu envie d’aller au-delà de l’intime et de travailler sur l’aspect social» précise Haude Bernabé. Une des installations du projet Mare Nostrum » réalisée par Haude Bernabé, exposée actuellement à la Maison des Arts de Châtillon © Clara Le Quellec … non sans limites Dans sa réflexion sur l’engagement, Haude Bernabé différencie deux postures parler des problèmes de société en général et traiter un drame. Dans le dernier cas, plus délicat à aborder, tout l’enjeu est de ne pas tomber dans le voyeurisme. Je ne veux pas faire le commerce de la misère – explique t-elle – j’ai donc besoin de rester dans l’émotion et non dans l’analyse». Et c’est bien là une des dérives de l’engagement d’un artiste. L’art est lié à plein d’autres facteurs notamment financiers ou de communication» ajoute Grégoire Prangé. Traiter un drame peut être vu comme une manière pour l’artiste de récupérer tel ou tel phénomène avec une forte résonance pour se mettre sur le devant de la scène». Catherine Kessedjian explique également qu’elle a par exemple quelquefois l’impression que les artistes utilisent leur statut d’opposant politique comme un piédestal». Le phénomène de récupération est une des limites à poser à tout engagement artistique. Le respect du droit et de la dignité humaine en est une autre. Mais là encore l’enjeu est de taille, chaque culture instaurant ses propres limites» explique Catherine Kessedjian. L’exposition polémique Body Worlds» en 2015 en est un bon exemple. Mettant en scène, dans un but scientifique, des cadavres humains plastifiés, elle a tenue deux jours en France avant d’être interdite. L’exposition, dont on a su bien après qu’elle était composée de corps de prisonniers chinois récupérés moyennant finances, s’est pourtant déroulée sans encombres dans plusieurs pays européens. Exposition Body Worlds » à Genève en 2015 © France 3 Alpe Quel rôle social pour quelle transmission ? Je suis très dubitative sur la question» note Haude Bernabé. Je ne crois pas que l’on doit attendre de l’art un rôle particulier car dans ce cas, c’est l’Etat qui se défausse. L’art pour moi est d’abord une expérience intime» ajoute la sculptrice. Catherine Kessedjian parle elle d’un rôle d’engagement social». Celle qui a créée, fin 2016, la Fondation Villa Seurat pour l’art contemporain – dont l’objectif est de soutenir financièrement des projets artistiques ancrés dans une démarche sociale – croit à la part créative de chacun d’entre nous» afin d’aider les personnes fragiles à surmonter leurs vulnérabilités». En faisant cela, j’ai totalement conscience de faire un acte politique» déclare t-elle. La question du rôle social rejoint celle de la transmission. Pour Grégoire Prangé, la médiation est absolument nécessaire. En pensant qu’une œuvre donne tout par elle-même, on se trompe complètement». Le jeune critique d’art souligne l’importance de l’explication pour découvrir toute la profondeur du travail artistique. De l’art politique à la politisation de l’art L’art est également un outil de légitimation d’aura et de soi» ajoute Grégoire Prangé. L’art peut donc devenir un instrument d’influence dans les relations entre les états. En 1990, le professeur Joseph Nye parle pour la première fois de soft power». Il désigne alors la capacité d’influence et de persuasion d’une nation en dehors de toute ressource militaire. Il est question des moyens politiques, économiques et culturels dont dispose le pays pour asseoir sa puissance. Quel est le dernier exemple en date de ce soft power artistique ? L’ouverture du Louvre Abu Dhabi en Arabie Saoudite le 11 novembre dernier. Un acte éminemment politique pour Catherine Kessedjian qui sert les intérêts des deux pays. La France y gagne un avantage financier et l’Arabie Saoudite une manière de développer son tourisme afin de gérer l’après-pétrole. Le Louvre Abu Dhabi © L’union La complexité mène les relations entre art et politique. En se différenciant de tout autre discours par sa force d’évocation, l’art peut facilement devenir un outil politique, en accord ou non avec les artistes. L’art participe t-il alors à transformer le monde ? Le sujet n’est pas aisé. S’il peut constituer un moyen de prise de conscience, non sans limites, l’art est également en proie à des logiques de marchandisation et de commande politique, toujours plus accrues dans la mondialisation actuelle.
Artand Language, Untitled Painting, 1965 Courtesy Tate Modern. L'art conceptuel est un mouvement de l'art contemporain apparu dans les années 1960 mais dont les origines remontent aux ready-made de Marcel Duchamp au début du XX e siècle. L'art est défini non par les propriétés esthétiques des objets ou des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de
Si l’on suit le dictionnaire Larousse », l’éloquence est l’art de bien parler, l'aptitude à s'exprimer avec aisance, la capacité d'émouvoir, de persuader, ou encore, le caractère de ce qui — sans paroles — est expressif, significatif, probant comme dans l'expression l'éloquence des chiffres ». Nous avons déjà vu dans notre article sur l’art oratoire que cette définition de bien parler » était déjà donnée pour la rhétorique et l’art oratoire lui-même. Nous aimerions aller plus loin et voir comment éclaircir cette notion d’éloquence, qui est un des outils de l’art oratoire. Cicéron, considéré comme un grand orateur de l'Antiquité, en donne cette description assez intéressante Convaincre, plaire, c'est beaucoup ; nous n'avons pourtant pas encore là toute l'éloquence. Ni la dialectique, ni l'agrément n'y suffisent ; il y faut la passion. L'orateur aura donc des gémissements et des larmes, des transports d'admiration comme des éclats de colère il devra émouvoir. Persuader, plaire, toucher, c'est à cette triple condition seulement qu'on est éloquent. Eloquent ! on ne l'est pas encore ; sans la beauté de l'expression, sans la vivacité et la lumière des figures, sans le nombre et l'harmonie de la phrase, sans l'élocution, en un mot, il n'y a pas d'éloquence. » Cicéron Nous restons donc un peu sur notre faim… pas facile d’être précis et pour cause, nous sommes dans le domaine de l’émotion, du subjectif… En effet, émouvoir, plaire, toucher, c’est générer des émotions positives. Et même "persuader", cela touche la raison mais surtout rassure sur le plan émotionnel celui qui attend certains arguments en particulier. L’éloquence est utilisée dans divers types de discours et sera donc à chaque fois adaptée. Elle fait mouche en politique, en religion, dans les commémorations, dans les tribunaux, les facultés, et aussi de plus en plus dans les clubs et les concours d’art oratoire ! Pour essayer de la comprendre un peu mieux, voyons ce qu’en disent divers auteurs. Blaise Pascal en donne plusieurs descriptions assez éclairantes. L’éloquence est une peinture de la pensée […]. » L’éloquence est un art de dire les choses de telle façon que ceux à qui l’on parle puissent les entendre sans peine et avec plaisir. » L’éloquence consiste dans une certaine correspondance que l’on tâche d’établir entre l’esprit et le cœur de ceux à qui l’on parle, d’un côté, et, de l’autre, les pensées et les expressions dont on se sert. » Nous voyons clairement l’objectif de l’éloquence toucher l’esprit et le cœur et entrer en connexion. C’est aussi ce que nous dit Jean de La Bruyère. L’Éloquence est un don de l’âme, lequel nous rend maîtres du cœur et de l’esprit des autres. » Jean de La Bruyère Le résultat de l’éloquence est clairement l’influence, on dirait maintenant "le leadership". L’éloquence sert à faire bouger les autres, à les persuader de nous suivre. C’est par éloquence que les vertus d’un seul deviennent communes à tous ceux qui l’entendent. » Madame de Staël. L’éloquence tient lieu de la musique guerrière elle précipite les âmes contre le danger. » Madame de Staël. Pour être efficace et éloquent, il faut que cela vienne du cœur ! Vous n’agirez jamais sur les hommes si votre éloquence ne part pas du cœur. » Gœthe. Nous revenons sur le domaine des émotions. Cela est souvent mis de côté dans les formations en vente et dans le management, mais ce qui fait bouger les hommes, ce sont leurs émotions ! Il faut donc toucher à ce niveau. C’est pour cela que le non verbal corps et voix est si important dans la communication. Ce sont les canaux d’expression des émotions et c’est à ce niveau que nous touchons l’interlocuteur. A cela s’ajoute bien sûr le poids des mots et des arguments qui eux aussi vont toucher la raison et le cœur. L’éloquence est l’âme rompant toutes les digues de la chair, quittant le sein qui la porte et se jetant à corps perdu dans l’âme d’autrui. » Henri Lacordaire Le mystère de la parole à l’état d’éloquence, c’est la substitution de l’âme qui parle à l’âme qui écoute. » Henri Lacordaire Rappelons que l’âme est le plan des émotions voir l’article sur ce sujet. L’éloquence n’a qu’un rival, et encore ce rival ne l’est-il que parce qu’il est éloquent c’est l’amour. » Henri Lacordaire Et oui, l’amour est au-dessus des émotions… C’est un sentiment, durable et fort, alors que les émotions sont fugitives. L’éloquence peut être comparée à une force brute qui surgit lorsque les convictions sont éveillées et que la passion se déchaîne. Elle peut être présente chez tout un chacun qui se sent libre de vouloir défendre sa pensée avec enthousiasme et parfois exaltation. La liberté est un élément important. Il faut se sentir libre de s’exprimer et ne pas être submergé par ses peurs et son trac. Cette force brute peut bien sûr être maîtrisée et canalisée et c’est là que l’art oratoire apparaît. A force de travail, ce qui est naturel devient un art maîtrisé et efficace. Le travail se fait sur le choix des mots, les tournures de phrases, la narration, sur le rythme de la voix, la tonalité, le volume, les silences, la gestuelle, les expressions faciales, les regards, … Un travail complet et permanent. A bientôt ! Laissez vos impressions, remarques et questions sous l’article. Bibliographie Wikipédia Wikisource
D5fiC. yyq1aofk8r.pages.dev/396yyq1aofk8r.pages.dev/408yyq1aofk8r.pages.dev/146yyq1aofk8r.pages.dev/326yyq1aofk8r.pages.dev/97yyq1aofk8r.pages.dev/56yyq1aofk8r.pages.dev/199yyq1aofk8r.pages.dev/400
l art est l art de bien parler